Publicité

La peinture avant-gardiste d?Henri Matisse

1 janvier 2006, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Simplement Matisse. Un artiste qui buvait la vie au lieu de la vivre. Un peintre fauve qui regardait défiler les événements ?avec des yeux d?enfants?.

S?il était encore de ce monde, Henri Matisse aurait eu 136 ans hier. En effet, il est né le 31 décembre 1869 pour mourir en 1954. Il s?est d?abord orienté vers des études de droit. Mais alors que la maladie le contraignait à prendre du repos, il s?amusait à laisser ses crayons explorer le papier. Ensuite, ce sont ses pinceaux qui se sont plus à triturer les couleurs et à s?éparpiller sur la toile. C?est comme cela qu?Henri Matisse a découvert un exutoire aussi puissant que la voix du droit.

Filant avec fougue vers Paris en 1891, il succombe sous le charme de la peinture. Mais une peinture dite avant-garde. Celle d?abord de ses enseignants et celle des impressionnistes tels que Turner, Cézanne et Gauguin. Son style s?affirme et s?affine au fur et à mesure des rencontres.

Le déclic se produit avec La Femme au Chapeau, une ?uvre de 1905 que Matisse expose au Salon d?Automne. Le bouleversement artistique survient. Les journaux critiquent, le scandale fait jaser mais l??uvre est resplendissante.

C?est l?épouse de Matisse qui se cache derrière La Femme au Chapeau. Un tableau où les couleurs s?entremêlent et sentent l?agressivité. Le fauvisme se matérialise ainsi. Matisse sort de l?ombre et gagne l?estime et l?admiration de certains regardeurs, notamment celle du riche collectionneur Chtchoukine qui lui commande deux toiles.

Grâce à cette soudaine reconnaissance, Matisse parvient à voyager. Il baigne dans le monde des formes féminines jusqu?aux années 20. Mais il est toujours assoiffé de recherche. Il s?échappe ainsi pour un long voyage en Tahiti. A travers une quête artistique qui le transforme.

Dans ses ?uvres, on peut apercevoir des formes simplifiées, des couleurs qui deviennent soudainement moins criardes et plus tempérées. A un moment, on rapprochait son style à celui de Puvis de Chavannes. Une méthode d?application relativement plate et colorée qui ressemble presque aux fresques médiévales.

Incontestablement, Matisse s?est imposé comme l?un des fauves les plus affluents du 20e siècle. On lui doit La danse ou encore La Tristesse du Roi. Des ?uvres incontournables de l?artiste. Le peintre a laissé derrière lui une palette de couleurs vivifiantes et une influence artistique intemporelle.

Publicité