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Navin Ramgoolam optimiste pour le pays
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Navin Ramgoolam optimiste pour le pays
«Je suis cautiously optimist quant à l?avenir de notre pays. Il y a de nombreux enjeux et défis importants à surmonter. Il nous faut adopter une Can Do Attitude. If we want, we can. » : propos du Premier ministre à la fin de sa conférence de presse bilan de cinq mois de mandat.
Tourisme, santé, économie, IRS, collectivités locales, transport gratuit, pension de vieillesse? Autant de sujets abordés par le PM, hier. Comme attendu, ont été dénoncés les « largesses de l?ancien gouvernement », « le lourd héritage laissé par Paul Bérenger », « la situation économique grave », « les trous dans les finances de l?État »...
<B>Maîtrise de dépenses et relance de l?investissement</B>
Une fois la litanie des manquements de l?ancien gouvernement égrenée, Navin Ramgoolam parle des mesures prises, en cours ou futures pour redresser la situation : IRS, nouveaux projets industriels et touristiques, cliniques high-tech? L?accent sera mis sur l?efficience de l?accueil des investisseurs étrangers et la facilitation des démarches administratives pour ceux souhaitant investir à Maurice.
Navin Ramgoolam cite de nombreux exemples de cas où des projets ont dormi dans des tiroirs faute d?autorisations nécessaires ou d?investisseurs qui ont choisi d?aller ailleurs parce que ces autorisations tardaient à être obtenues.
La diplomatie économique sera, a réaffirmé le PM, la pierre angulaire de sa politique étrangère. Il se dit confiant que la relance économique du pays passe par une maîtrise de dépenses et par des initiatives au niveau diplomatique pour relancer l?investissement étranger direct. Il est également d?avis que les petites et moyennes entreprises ont un rôle à jouer dans le développement du pays.
Et l?état d?urgence économique ? « Même si la situation est encore pire que ce qu?on avait prévu, je suis confiant que les mesures que nous avons prises vont porter des fruits sous peu. » Navin Ramgoolam redit sa confiance dans les nouveaux responsables du Board of Investment. Maurice sera un deuxième Singapour avant la fin des cinq prochaines années, affirme-t-il. Qu?on se le dise : la barre est placée bien haut. Et par le PM lui-même.
<B>La presse prise à partie</B>
«Il y a des limites à ne pas dépasser ! » Le Premier ministre n?a pas caché son mécontentement de « certaines faussetées » rapportées dans la presse et promet d?y mettre bon ordre.Samedi 17 décembre ,11h10, salle de conférences du Bureau du Premier ministre. La conférence de presse de Navin Ramgoolam s?est jusqu?ici déroulée dans une ambiance bon enfant, le PM faisant le bilan de son action gouvernementale. Les flèches contre l?ancien gouvernement ne manquent pas. « J?attends vos questions? », lâche-t-il.
La deuxième provoque une métamorphose chez Navin Ramgoolam : sous des dehors très calmes, le ton devient agressif. L?homme passe à l?offensive, sûr de lui.
Il arrive difficilement à cacher sa colère. Qu?est-ce qui a bien pu provoquer l?ire à peine contenue du chef du gouvernement ? « Qu?en est-il de l?accident ? Tout le monde en parle? »
La réponse du Premier ministre est en deux temps. D?abord, il « attaque » ceux qui « ne peuvent accepter la défaite, ni le fait que le parti Travailliste est au pouvoir pour un bon bout de temps ». Il fustige les « mêmes méthodes de character assasination et de mud clinging ». Il accuse ceux-là d?avoir, sous immunité parlementaire, affirmé que SSR avait ordonné mort d?homme dans l?affaire Sheik-Hossen. Il leur reproche aussi d?avoir voulu, alors qu?il était leader de l?opposition, qu?il pose une question sur un ancien ministre « zis pu zet labou lor li ».
<B>« Attention à la fabrication de preuves » </B>
Dans un deuxième temps, le PM s?en prend à la presse, qu?il accuse de dénigrer les personnes sans preuves. « Tout est faux. Je préviens les journalistes : attention à la fabrication de preuves ! », tonne-t-il. Il parle alors de « soi-disant photos qui seront publiées dans la presse de demain » avant d?affirmer qu?il ne va pas demeurer les bras croisés : « Si zot pran desizyon pu pas zistwar fos, zot pou bizin asum zot responsabilite », prévient-il. Le ton est ferme.
Navin Ramgoolam justifie alors sa dernière intervention parlementaire lors de laquelle il annonçait qu?il allait revoir la législation concernant la presse. Il affirme son intention d?alourdir les peines contre les atteintes à la vie privée et les calomnies. Il dénonce les « procès par insinuation ». L?homme redevient soudain serein et retrouve son débit habituel. « Je suis pour la liberté de la presse, mais l?on ne peut accepter que l?on salisse quelqu?un sans preuves. Si la presse est le quatrième pouvoir, elle doit aussi en assumer les responsabilités. » Dérapage contrôlé ? L?homme maîtrise l?exercice de communication et a prévu son coup.
Il a mené sa barque où il voulait, passant son message : gare à la calomnie !
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