Publicité
L?interculturel, l?autre nom de la paix
Par
Partager cet article
L?interculturel, l?autre nom de la paix
Issa Asgarally a pris son bâton de pèlerin. Pour prêcher la paix. Expliquer son idée de «l?interculturel», l?opposer à un encombrant multiculturalisme. Et fournir des pistes pour une paix durable.
Le parcours du docteur en linguistique a commencé jeudi, par un forum au Lycée des Mascareignes. Hier, devant les terminales du Lycée Labourdonnais, l?auteur de L?interculturel ou la guerre a parlé de la nécessaire redéfinition de notre approche de la pluralité de nos identités. «A la rentrée, j?ai l?intention d?aller dans les collèges privés et publics, avec le soutien du ministère de l?Education», annonce-t-il.
S?appuyant sur Les identités meurtrières, d?Amin Maalouf, lauréat du Prix Goncourt, l?auteur remet en question nos idées préconçues sur ces concepts que sont la «culture», «l?identité» et «l?histoire.» Refusant le «choc des civilisations», Issa Asgarally a avant tout livré sa vision de l?interculturel : il bâtit sa vision sur l?antithèse du racisme. «L?identité, c?est la somme de nos appartenances. Elle n?est ni stable ni figée. Nous devons éviter le piège de l?identique».
Le discours d?Issa Asgarally s?appuie sur une vision critique du multiculturalisme, la politique culturelle de Maurice depuis l?indépendance. Pour lui, nommer un représentant à chaque culture équivaut à sa ghettoïsation. Citant les événements de février 1999, il s?est appesanti sur les «sentiments de frustration qui deviennent vite catalyseurs de troubles sociaux.»
Jean Marie Le Clézio note : «Comme Issa Asgarally l?a dit lui-même ( ?) la nature de l?arc-en-ciel est d?être éphémère (?)» Les terminales ont dit leur préoccupation de l?image que Maurice offre aux touristes : à travers les slogans publicitaires ou par les murs érigés autour des poches de pauvreté.
Publicité
Publicité
Les plus récents