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La méthode Hassamal
Vasdev Hassamal, le nouveau président du conseil d?administration de la Mauritius Revenue Authority (MRA) n?a pas tardé à rentrer dans le vif de son sujet. Nommé jeudi, il anime le lendemain son premier conseil durant lequel 7 sur les 14 nominations à la tête des directions de la MRA sont quasiment avalisées. Demain, le conseil finalisera ses choix lors d?une deuxième réunion et établira une short list des candidats potentiels pour les 7 postes encore vacants. Bert Cunningham a-t-il été nommé à la tête du Customs Department? Naimduth Bissessur est-il désormais hors course ? À ces questions, Vasdev Hassamal lance un « no comment ». Mais il devient plus loquace quand on lui demande ses orientations futures.
Déjà, la MRA doit pouvoir être opérationnelle dès avril 2006. « J?aimerais dire que nous allons y arriver. Mais il va falloir déjà procéder à la nomination des 14 directeurs, c?est une première étape. Ensuite il y a les considérations matérielles. Dans les jours à venir, je vais, par exemple, visiter nos locaux en construction à Port-Louis. »
<B> « Je suis très cool... » </B>
Dans son fonctionnement, Vasdev Hassamal voit la MRA comme une administration « user friendly » qui offrira des services rapides avec le moins de complication possible pour les citoyens. Il ne se hasarde pas à chiffrer les revenus que la MRA permettra à l?Etat de recueillir. Il s?enthousiasme déjà de l?esprit d?équipe qui règne au sein du conseil d?administration et attend que le directeur général de la MRA, Sudamo Lall, rentre de l?étranger pour s?entretenir avec lui. Entre-temps, il a longuement discuté avec le ministre des Finances, Rama Sithanen, qui a partagé avec lui les grandes orientations qu?il compte suivre.
Mais avant de gérer l?institution, il faut s?occuper des tensions qui apparaissent entre syndicats et administration, mais aussi au sein même de l?administration. Le président prône l?apaisement.
« Je suis très cool, même durant une tempête. Mais il faut éviter de blâmer les syndicats ou telle ou telle personne. » Si le recours aux compétences étrangères peut agacer les syndicats, il pense qu?un Mauricien expatrié doit avoir toutes ses chances, même si on le considère comme un étranger.
« À compétence égale, j?aurai tendance à privilégier l?emploi d?un Mauricien. »Vasdev Hassamal est justement l?un d?entre eux. Après quelques années passées à la Development Bank of Mauritius, il s?envole pour Bruxelles en 1982 où il occupe le poste de contrôleur financier au secrétariat général du groupe des ACP, pour finir sous-secrétaire.
A 60 ans, en 2005, Vasdev Hassamal décide de rentrer. Il estime pouvoir apporter sa contribution à la MRA et se présente au poste de directeur général. Il sera l?une des huit personnes sélectionnée. Sa candidature ne sera pas retenue, ce qui n?empêchera pas le Premier ministre de recommander au président de la République de le nommer au poste qu?il occupe depuis jeudi.
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