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Sabrina Puddoo, psychologue clinicienne

3 décembre 2005, 20:00

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<B>« Les préjugés sont souvent liés à la peur de l’inconnu »</B>

<B>Pourquoi a-t-on des préjugés à l’égard des personnes atteintes du VIH ?</B>

Les préjugés sont souvent liés à la peur de l’inconnu. Dans le cas du VIH, c’est dû à une méconnaissance de ce qu’est la maladie et des modes de transmission. Il y a aussi une diabolisation du préservatif comme moyen de prévention contre le virus. On se dit que c’est forcément une personne sexuellement active, infidèle ou toxicomane qui va contracter le VIH, mais c’est faux. Il y a de fausses croyances d’ailleurs qui se perpétuent, non seulement dans l’entourage immédiat de la personne séropositive mais aussi en milieu hospitalier.

<B>Quelles sont les répercussions sur les séropositifs ?</B>

Déjà, à l’annonce du diagnostic de la séropositivité, cela fait un choc. Pendant une certaine période, la personne atteinte est dans le flou.

Mais ensuite, elle devra gérer la situation. Toutefois, lorsque la famille accepte mal la maladie, cela affecte le séropositif. La majorité des malades auront honte et essaieront de garder le silence. Ils ont également peur du regard de la société sur eux.

<B>Est-ce que ces préjugés peuvent entraîner la discrimination ?</B>

Tant que les gens ne sont pas informés et n’ont pas ces connaissances, les préjugés vont continuer. Aujourd’hui, cela affecte aussi les jeunes qui deviennent sexuellement actifs plus tôt. D’où l’importance de propager les informations au plus vite pour casser ces préjugés, car cela peut effectivement entraîner la discrimination à l’égard des personnes atteintes.

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