Publicité

Dopage – The First Russian Rs 25 000 d’amende à Hugues Maigrot

26 novembre 2005, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

L’entraîneur Hugues Maigrot a écopé d’une amende de Rs 25 000 à la suite d’une enquête menée par les commissaires pour situer les responsabilités dans le cas de The First Russian. Ce cheval a été testé positif à la nandrolone – un produit prohibé – cette semaine.

Pour rappel, ce cheval figurait dans les entrées de la 29e journée et fut retiré après qu’un échantillon d’urine prise lundi matin eut révélé la présence du produit prohibé.

Lors de l’enquête, le chef chimiste du Mauritius Turf Club, Bertrand Baudot, devait souligner que l’urine de The First Russian contenait une dose très élevée de nandrolone – soit 250 nanogramme/ml. Se basant sur son expérience, il devait souligner qu’il était fort probable que le produit ait été administré sur le cheval samedi dernier – soit à la veille de son déplacement de Floréal à Port-Louis.

Pour sa part, le vétérinaire de l’écurie Maigrot, Alexandre Henry, a déclaré qu’il ne s’est jamais servi de ce produit.

De son côté, le palefrenier du cheval, Patrice Sénèque, a fait part de sa stupéfaction aux commissaires de courses et il n’a pu expliquer la présence de nandrolone dans le métabolisme de The First Russian.

Face à cette évidence, l’entraîneur Hugues Maigrot n’a pas hésité à parler de foul-play dans cette affaire. « Je suis sûr qu’il y a eu foul-play de la part d’une tierce personne. Le cheval a été injecté à mon insu et également à l’insu de mon vétérinaire », a-t-il déclaré.

Malgré ces explications, les commissaires l’ont trouvé coupable d’avoir entré un cheval en course alors que ce dernier était sous l’influence d’une substance prohibée et lui ont infligé une amende de Rs 25 000.

Comme ce fut le cas dans l’affaire Emjaybee où Sailesh Ramdin avait également été sanctionné, l’entraîneur Hugues Maigrot pense qu’il ne peut être tenu responsable dans cette affaire. Il s’est d’ailleurs longuement expliqué tout en soulevant des points très pertinents durant l’enquête. D’emblée, il a demandé au Chief Stipe si le service de sécurité du MTC avait pris des mesures additionnelles après l’affaire Emjaybee.

Ce à quoi, le Chief Security Officer, Nawaz Rawat, devait déclarer que la sécurité avait été effectivement renforcée au Centre Guy Desmarais.

« Comment peut-on me tenir responsable dans cette affaire, alors que la sécurité des chevaux est assurée par le club ? » s’est demandé Hugues Maigrot. « Je ne peux avoir accès à mon cheval sans la présence de son palefrenier, qui, dois-je le rappeler, est employé par le MTC. »

« Je trouve cela vraiment aberrant qu’on me tienne pour responsable. C’est comme s’il y avait eu un vol au MTC et qu’on poursuivait le General Manager, Benoît Halbwachs. Je comprends qu’on doit respecter les Rules of Racing, mais je pense qu’il est impératif de revoir certaines choses », devait-il ajouter.

Le Chief Stipe Alain Rousset a alors informé l’entraîneur Hugues Maigrot qu’il se fera un devoir de faire parvenir ses doléances aux commissaires administratifs.

Publicité