Publicité

8 500 enfants souffrent de malnutrition aiguë dans le sud de Vangaindrano

16 novembre 2005, 20:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Une situation catastrophique. C?est le résumé de ce qui se passe actuellement dans la région Sud-Est avec 8 500 enfants victimes de malnutrition aiguë. Tout le monde peut imaginer la grande menace qui ternit le ciel des douze communes rurales dans le littoral sud de Vangaindrano.

La délégation qui s?y est rendue la semaine dernière pour évaluer la situation sur place est revenue avec ce lourd bilan et décide d?intervenir tout de suite.

Cette délégation a vu les représentants des membres du Comité de réflexion des intervenants en catastrophe (Cric) qui, tout de suite après le déclenchement de la situation à Vangaindrano, a décidé de se réunir.Ainsi, le Programme alimentaire mondial, l?Unicef, l?Office national de nutrition, le Catholic Relief Service et des organisations non gouvernementales basées dans la région sud-est sont en train de coordonner leur intervention.

?On doit faire en sorte que les aides ne s?empiètent pas. Un plan d?action est en train d?être concocté avec tous les partenaires?, explique Jacky Rolland Randimbiarison, secrétaire exécutif du Conseil national de secours (CNS), un des organismes ministériels qui y intervient avec le ministère de l?Agriculture et le ministère de la Santé.

600 enfants ont besoin d?un secours d?urgence. Le CNS a déjà acheminé, il y a une semaine, 20 tonnes de riz qui sont actuellement distribuées dans les communes concernées dont celle de Matanga. ?La création des centres de rééducation nutritionnelle intensive et ambulante (Créni-Crena) suit les priorités des priorités pour nourrir les enfants se trouvant au seuil de la famine?, explique le responsable.

Mais les démarches seront appuyées avec le programme Vivre contre travail pour que les ménages bénéficiaires puissent en même temps profiter de cette aide alimentaire.

La région s?y met aussi à travers la sensibilisation des gens. ?Aucune aide ne sera distribuée gratuitement. Les foyers bénéficiaires doivent eux-mêmes participer aux travaux de désenclavement déjà menés sur place?, note Christian Razanabahiny Marojama, chef de la région sud-est.

Et l?heure n?est plus opportune aux attentes car il faut agir très vite avant que ces 600 enfants vulnérables ne meurent. ?Cette famine à Vangaindrano est l?un des plus grands problèmes auquel la région devrait faire face tout au long de la décennie. Il résulte des diverses circonstances qui s?y sont succédé depuis le début de l?année?, note le chef de région.

L?année 2005 ne s?est pas bien présentée pour cette partie de l?île qui, toutefois, reste confiante quant à son développement. ?Notre plan régional de développement est déjà en phase d?élaboration avec des signatures en vue avec des bailleurs?, explique Christian Razanabahiny Marojama.

L?express de Madagascar

Publicité