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Enfants des rues, enfants d?espoir
Chaque enfant a un parcours différent dans la vie. Celui de Steve Brasse (photo) a été des plus chaotique. Dernier d?une fratrie de neuf enfants, à 13 ans, il battait le pavé à Camp-Levieux, Rose-Hill, avec une bande de gamins de son âge, sa mère n?ayant plus d?autorité sur lui. Il n?allait plus à l?école, passait son temps à boire du vin rouge et à sniffer de la colle pour oublier la misère noire dans laquelle sa famille est plongée. Son père décédé depuis un certain temps, sa mère tentait tant bien que mal de subvenir à ses besoins. L?existence de Steve était toute tracée : avec ses mauvaises fréquentations, il allait un de ces jours tomber dans les filets de la police pour un quelconque délit. Il n?avait aucun repère, aucun modèle à qui s?identifier.
En mars, sa route a heureusement croisé celle d?une des éducatrices de rue, Micheline Arlandoo, qui l?a peu à peu aidé à se défaire de ses mauvaises habitudes et à s?éloigner de sa bande malfamée. L?éducatrice a commencé à lui inculquer des bases de savoir-vivre, l?a initié au théâtre et à la musique, grâce à un programme, pour l?inciter à changer de comportement. « Linn sanz mo lavi », commente l?adolescent qui vient d?être choisi parmi d?autres enfants des rues pour participer à un échange culturel avec l?Inde. Il s?est envolé très tôt ce matin pour New Delhi pour participer, avec sept autres enfants ? dont un d?Agalega et un autre de Rodrigues ? et présenter les talents des enfants de Maurice au Children?s Assembly and International Intregration Camp au Bal Bhavan. Steve a été remarqué pour ses talents de danseur. Comme quoi, un enfant laissé à lui-même possède parfois des trésors qui ne demandent qu?à être découverts.
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