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engagé par Sony Pictures Entertainment

4 novembre 2005, 20:00

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Que pouvait-il rêver de mieux ? La gloire, très peu pour lui. Mais la reconnaissance d’un des plus célèbres et prestigieux studios au monde, prouve bel et bien que Sanjay Leela Bhansali est un des plus talentueux réalisateurs de sa génération.

“L’Inde a une riche et prolifique industrie cinématographique. A Sony, on a du flair. On a fait des études du marché et l’Inde possède un énorme potentiel encore inexploité. Notre première collaboration compte beaucoup pour notre entreprise. Sony va voguer sur d’autres flots et toucher un autre public, il nous faudra être très attentifs et voir quels sont les aménagements à faire dans le futur,» explique Michael Lynton, le président-directeur général de Sony Pictures.

Qu’est-ce qui a bien pu motiver leur choix ? Pour Sanjay Leela Bhansali et pas quelqu’un d’autre ?

«Sanjay Leela Bhansali est un réalisateur particulier. On peut d’un simple coup d’œil reconnaître son travail. Il est un maître du septième art. Nous avons étudié son travail. Il nous a impressionnés. Dès son premier film Khamoshi, en passant par le merveilleux Hum Dil De Chuke Sanam et l’excellent Devdas, Sanjay Leela Bhansali a prouvé qu’il évoluait dans la cour des grands. Des réalisateurs comme lui, on en fait peu,» déclare Amy Pascal, vice-présidente de Sony Pictures Entertainment et présidente de Motion Picture Group.

Déclic produit par devdas

Chez Sony Pictures, les têtes pensantes s’accordent tous à dire que c’est Devdas qui a produit le déclic et motivé leur choix. Troisième film de Sanjay Leela Bhansali, un réalisateur d’habitude plus subtil, Devdas a coûté plus de 13 millions de dollars (un budget record pour un film indien).

Et cela se voit. Les décors, particulièrement riches, chargés diront les mauvaises langues, donnent un caractère singulier, presque irréel, à l’histoire. «Devdas est impressionnant. Tout est fait pour charmer. C’est un cinéma venu tout droit des contes des mille et une nuits. C’est ce genre de film que Sony Pictures veut désormais produire. Il est impensable qu’à Hollywood, les réalisateurs arrivent à un tel degré d’excellence. On n’a pas la même culture, l’Orient reste magique,» poursuit Pascal.

Avec Devdas, Sanjay Leela Bhansali a apporté le cinéma indien dans les plus hautes sphères. Jamais auparavant un film indien n’avait autant été acclamé.

En 2002, Devdas est présenté en sélection officielle au Festival de Cannes, avant d’être choisi pour représenter l’Inde dans la course à l’Oscar du meilleur film étranger.

Les récompenses ne se comptent plus : le meilleur film asiatique aux MTV Asia Award, meilleur film étranger aux BAFTA Awards en Angleterre et le réalisateur est reparti couvert de trophées aux différentes cérémonies en Inde.

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