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Tombaliste : Travailler pour rendre hommage à nos disparus
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Tombaliste : Travailler pour rendre hommage à nos disparus
Tombaliste depuis 23 ans, Jocelyn Gentil, qui travaille au cimetière de Bois-Marchand, estime que les gens se soucient de moins en moins des morts. Et il y aurait de moins en moins de personnes qui font construire des tombes pour leurs proches.
Autrefois, dit-il, beaucoup de personnes profitaient de la fête des morts pour faire construire des tombes, mais de nos jours, ce n’est plus le cas. Est-ce en raison des coûts élevés ? A cette question, il répondra par la négative, estimant que les gens sont mieux lotis financièrement qu’autrefois. Il souligne qu’en cette période, les tombalistes sont sollicités surtout pour des travaux de rénovation et pour refaire les épitaphes.
Jocelyn Gentil construit des tombes en béton et en pierre. Il souligne que ce métier devient de plus en plus difficile, en raison d’un manque de travail. “Les jeunes ne s’intéressent plus à ce métier. C’est toujours une affaire de famille. J’avais un frère qui travaillait avec moi. Il est décédé et je trouve que la relève n’est pas assurée”, dit-il.
<B>Rs 25 000 pour une tombe</B>
Les prix des tombes construites vont de Rs 3 500 pour le béton à Rs 25 000 pour les tombes en pierre.
Jocelyn Gentil sculpte aussi des monuments. Il a réalisé un monument en honneur de Ti Frer. A l’entrée du cimetière de Bois-Marchand, il dispose d’un bureau. Il a sous sa responsabilité une équipe d’ouvriers et de manœuvres. Toutefois, il se demande combien parmi eux deviendront des tombalistes.
Au sujet du cimetière, il trouve que même s’il y a beaucoup d’amélioration, il reste néanmoins beaucoup à faire. Il déplore l’insalubrité et estime que le cimetière est mal entretenu. “Le cimetière a été clôturé, mais il y a toujours des animaux errants qui viennent y brouter.”
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