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Pas de CLM par équipes !

28 octobre 2005, 20:00

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Le Tour de France 2006 offrira aux candidats à la succession de Lance Armstrong un parcours d'un grand classicisme qui exigera endurance des coureurs et homogénéité des équipes. La carte dévoilée jeudi épouse assez bien les contours de l'Hexagone.

Le Tour s'élancera de Strasbourg dans le sens contraire des aiguilles d'une montre le 1er juillet. Le peloton rendra visite à cinq pays frontaliers - l'Allemagne, sans y faire étape, le Luxembourg, les Pays-Bas, la Belgique et, durant la deuxième semaine, l'Espagne.

Par souci d'équilibre entre toutes les catégories de coureurs, la course sera consacrée la première semaine à des étapes de plaine propices aux sprinters et aux rouleurs de long cours puis alterneront moyenne et haute montagne avant un contre-la-montre individuel exigeant et peut-être décisif.

« Si plusieurs étapes à Strasbourg, Saint-Quentin, Caen ou Vitré semblent destinées à des sprints massifs, il n'est pas dit qu'il en soit de même dans l'étape de Valkenburg, qui ressemblera un peu à Liège-Bastogne-Liège et pour finir à l'Amstel Gold Race, de même que dans la troisième étape bretonne assez casse-pattes » , déclare Christian Prudhomme, directeur-adjoint du Tour de France.

La grande nouveauté de la première partie de course sera la disparition du contre-la-montre par équipes inscrit au programme depuis 2000. « Il nous fallait rejoindre assez vite la mer (à Lorient) depuis le point le plus septentrional du Tour (Valkenburg) », explique Christian Prudhomme.

« Nous allons enchaîner d'assez grandes distances et dans ce contexte, le contre-la-montre par équipes ne trouvait pas de place. Cela ne signifie pas qu'il disparaît durablement de notre épreuve. »

Après une première journée de repos à Bordeaux, le peloton se dirigera vers la montagne, plus exactement vers les Pyrénées avec deux étapes dont une arrivée inédite au sommet du Pla de Beret, en Espagne.

Il gagnera ensuite les Alpes pour quatre étapes, dont deux autres arrivées au sommet à L'Alpe-d'Huez puis à la Toussuire, la station du champion olympique de slalom Jean-Pierre Vidal.

« En résumant », poursuit Christian Prudhomme, « ce seront cinq étapes de haute montagne avec trois cols légendaires qui joueront un rôle majeur, le Tourmalet, l'Izoard par son versant le plus dur et le Galibier. »

« Ce seront aussi deux étapes contre-la-montre individuelles présentant un kilométrage assez long (116 km au total) et si le premier autour de Rennes (le 8 juillet) sera plat, le dernier entre Le Creusot et Montceau-les-Mines (le 22 juillet) sera très exigeant. »

Outre la succession d'Armstrong, ce Tour 2006 sera marqué par le passage du flambeau de la direction de course entre Jean-Marie Leblanc et Christian Prudhomme.

Aux coureurs maintenant de préparer un plan de route. Il leur faudra se souvenir que les vainqueurs des Tours les années se terminant par un 6 – Roger Walkowiak en 1956, Lucien Aimar en 1966, Lucien van Impe en 1976, Greg Lemond en 1986 et Bjarne Riis en 1996 – n'avaient guère recueilli de suffrages au départ.

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