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Culture de la canne : gare aux poux
Le pou à poche blanche est revenu en force dans la présente campagne sucrière. L?est et le sud sont les zones touchées. Les planteurs sont avisés. ?Cette année, les infestations ont été plus importantes que les années précédentes, avec plus de 600 hectares affectés, principalement dans l?est et le sud de l?île, avec quelques poches au centre et un foyer dans le nord, à Mont-Loisir?, explique Seelavarn Ganeshan, chercheur au Mauritius Sugar Industry Research Institute (MISRI).
Ce pou, dont le nom officiel est cochenille Pulvinaria iceryi¸ vit essentiellement sur les feuilles de canne et se nourrit de la sève en insérant son stylet dans la tige. Le pou entraîne, entre autres, une baisse ou un arrêt de l?élongation, la mortalité précoce des feuilles, celle des tiges, et, dans des cas extrêmes, celle des souches.
Rapportées pour la première fois en 1863, les manifestations du ravageur ont atteint une ampleur sans précédent en 1976-77, quand plus de 4 000 hectares avaient été touchés, avec un manque à gagner se situant entre 20 000 et 25 000 tonnes de sucre, sans compter les dépenses additionnelles encourues pour la plantation, à nouveau, des champs attaqués.
Pour Seelavarn Ganeshan, le pou dispose de multiples ennemis naturels. ?Il est strictement déconseillé de contrôler le pou par des aspersions d?insecticides. Cette pratique détruirait un grand nombre d?ennemis naturels du pou, ce qui bouleverserait la balance biologique?, fait-il ressortir.
Le chercheur liste les mesures à prendre d?urgence : replanter les cannes avec du retard, jusqu?à ce que les champs avoisinants infestés aient été récoltés, raser la zone infectée en cas de force majeure, éviter de se procurer des boutures des surfaces affectées, entre autres.
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