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La popularité comme force

11 octobre 2005, 20:00

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Nous ne sommes plus qu’à quelques jours de la fin de l’état de grâce de 100 jours. Pour la majorité de la population, le gouvernement travailliste a déjà rempli ou est en bonne voie pour remplir sa promesse électorale : changer la vie des citoyens.

Le plébiscite enregistré lors des élections municipales témoigne, on ne peut plus clairement, de la perception que ce gouvernement a à cœur les préoccupations quotidiennes du citoyen. Outre l’argumentaire épidermique, l’alliance travailliste a gagné les dernières élections générales en surfant sur le mécontentement populaire concernant la hausse du coût de la vie. Au pouvoir, le contrôle des prix et l’allègement du budget des ménages ont été ses principales mesures.

Ce qui est politiquement payant aujourd’hui peut s’avérer demain un carcan paralysant l’action économique. Les analystes de Pluri-Conseil (voir le Baromètre) craignent que la popularité du gouvernement soit telle qu’il n’osera rien entreprendre pour mécontenter la population.

Au contraire, cette popularité est une force dont il doit se servir pour faire passer des réformes nécessaires même si impopulaires. Avant les législatives du 3 juillet, les observateurs faisaient ressortir qu’une tâche ingrate attendait le prochain gouvernement. Dans la conjoncture difficile, certains analystes bien intentionnés avaient caressé le rêve d’un gouvernement d’unité nationale pour porter ensemble le fardeau des défis économiques à relever.

Aujourd’hui, il n’est nul besoin d’un gouvernement d’unité nationale puisque le régime travailliste a fait la démonstration qu’il était populaire en région rurale aussi bien qu’en ville.

Avec l’absence actuelle d’une alternative politique, le Parti travailliste devrait se sentir plus rassuré pour entreprendre ce qu’il convient de faire pour parer aux chocs économiques qu’évoque avec réalisme et honnêteté le ministre des Finances, Rama Sithanen.

Or aujourd’hui, il semble être le seul à avoir mis derrière lui la politique et les échéances électorales. Le seul réconfort est que le gouvernement a procédé à la majoration du prix de l’essence avant même de connaître les résultats des élections municipales. Une lueur d’espoir…Il faut battre le fer quand il est chaud.

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