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Portraits des maires(1/2)
<B>Reza Issack Le travailleur</B>
Le lord-maire, enseignant, et journaliste, rêve de faire de la capitale une ville du troisième millénaire, «où il fait bon vivre». Il veut aussi «sécuriser les habitants» en créant une police municipale. Pour lui, Port-Louis est «le nombril de l?histoire mauricienne».
Reza Issack explique qu?il a été élu dans un contexte sociopolitique «exceptionnel». «La citadelle de l?arrogance s?est écroulée et il n?y a plus de mur entre le peuple et le gouvernement», estime-t-il. Il annonce le renforcement des jumelages mais insiste que les missions à l?étranger ne seront pas des voyages d?agrément.
Il prône le travail, la discipline et la productivité et souhaite la transparence et une gestion saine pour la ville de Port-Louis. Il prône aussi le partenariat entre les différentes instances de la mairie, «dans l?intérêt de la ville et de ses habitants».
Le lord-maire souhaite un «épanouissement culturel» pour Port-Louis. Il veut que la ville retrouve son âme à travers le théâtre, les loisirs et, d?une manière générale, la culture. Il veut également redonner la lumière, au sens propre comme au figuré, aux quartiers délaissés. Asphaltage, éclairage des rues, rénovation des drains sont également au programme. «Le changement va se voir dans les premières cent heures !»
<B>Varen Andee
Le lutteur</B>
Il est qualifié de «charmeur de ces dames» mais il ne s?émeut pas outre mesure. Pour Varen Andee, c?est surtout la consécration d?une lutte commencée en 1975 lors du mouvement estudiantin. Membre du MMM depuis en 1976, il quitte les mauves après «avoir été déçu» pour fonder le Mouvement républicain avec «son ami d?enfance, Rama Valayden». Il veut militer pour les droits des opprimés et il commence par Rose-Hill.
Il veut donner «un nouveau souffle à Beau-Bassin-Rose-Hill, jadis la vitrine des municipalités, qui a perdu de son éclat ». Il souhaite que les planches d?un Plaza rénové puissent accueillir des pièces comme celles de Molière, Thorns and Roses de Bismadev Seebaluck de même que les troupes d?Henri Favory, de Sandeep Bhimjee, de et Mo mam twa...
Il veut être un maire de proximité, gérer dans la transparance et améliorer les services. Il souhaite que le sport devienne la manifestation par excellence des jeunes de la ville.
Il désire transformer le centre-ville et que la ville s?anime tous les soirs mais dans le bons sens. Cette gestion «transparente, saine et rigoureuse» se fera parce que «l?essentiel repose sur des hommes et des femmes capables». Varen Andee sera pris au mot?
<B>Ramakrishna Appadu
Le franc-parleur </B>
Il a son propre style et pas sa langue dans sa poche. Il est exaspéré de l?état de sa ville. «C?est une honte de dire que Quatre-Bornes est la ville des fleurs. Elle n?a rien de fleuri.»
Un des premiers projets que Ramakrishna Appadu, enseignant de comptabilité au collège St-Marys compte mettre sur les rails, c?est celui de l?incinérateur. «Cela a pris cinq ans pour se mettre en place. Les premiers jalons ont été posés et nous allons le concrétiser.» Il dit ne pas comprendre comment certaines avenues de Quatre-Bornes n?ont pas de lampadaires. Il déplore l?état des routes et le mauvais service de ramassage d?ordures. Il souhaite également un centre polyvalent dans chaque arrondissement. «Comme promis, nous mènerons une politique avec les citadins»
Pour ne pas se démarquer des maires précédents au cours des dix dernières années, le marché sera une des priorités du maire. L?horreur de la ville, c?est bien son marché.
Ramakrishna Appadu sera assisté de Jean-François Battour, habitant de Résidences Kennedy. Adjoint-maire pour la deuxième fois, il souhaite un stade de football moderne pour la ville de Quatre-Bornes.
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