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Maurice veut doubler ses exportations vers l?UE
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Maurice veut doubler ses exportations vers l?UE
C?est un secteur prometteur. Un secteur dans lequel nous croyons, qui est générateur de richesse et d?emplois. Un secteur qui bénéficie de tout notre soutien afin qu?il devienne un des piliers de notre développement économique. Arvin Boolell, ministre de l?Agro-industrie en donne l?assurance hier lors de l?inauguration du One-Stop Shop à Mer-Rouge. Il explique ainsi que tous les efforts sont déployés pour doubler les exportations de poisson vers l?Union europeénne (UE).
Le centre vise à faciliter les procédures administratives et opérationnelles dans le déchargement, le transbordement, l?importation et l?exportation de poisson, des produits de mer et au départ des bateaux de pêche. Une vingtaine de fonctionnaires de la Fisheries Division, du service vétérinaire, des douaniers, des officiers du passeport et de l?immigration et du ministère de la Santé y sont affectés.
D?ici la fin de l?année, les investissements dans le secteur devraient atteindre les Rs 1,5 milliard. Quelque 3 000 personnes sont employées directement ou indirectement. Les activités comprennent la pêche industrielle, l?aquaculture, le stockage, le traitement et l?exportation du poisson, frais et frigorifié, et des produits de mer à haute valeur ajoutée.
L?année dernière 18 000 tonnes de poisson ont été transbordées à Port- Louis. Quelque 550 bateaux de pêche ont fait escale à Port-Louis pour le transbordement et le ravitaillement. Des opérations qui ont rapporté Rs 3 milliards au pays.
?Notre stratégie à court et à moyen terme est d?attirer au moins une société additionnelle pour le traitement et la mise en boîte du thon. Nous voulons doubler aussi l?exportation du poisson vers l?UE et le nombre de bateaux de pêche qui viennent décharger ou transborder leurs prises à Port-Louis?, ajoute le ministre Boolell. ?Et à long terme, poursuit-il, notre stratégie est de former des alliances stratégiques avec des usines de traitement et des grossistes pour fournir des produits de mer à haute valeur ajoutée et de développer le commerce pour des pays de l?Extrême Orient.?
Le ministre met aussi l?accent sur les mesures prises pour s?assurer que les problèmes de faux certificats EUR I concernant l?exportation de thon ne se répètent pas. Car il y va de l?image que projette le pays auprès de l?UE.
A ce jour, le seafood hub compte une cinquantaine de compagnies opérant sous differents ? port franc, zone franche manufacturière et compagnies locales confondues. Thon des Mascareignes Ltd, par exemple, est engagée dans la production de longes de thon précuites pour le marché espagnol. La société américaine Casamar se spécialisera dans la réparation et fabrication de filets de pêche pour des senneurs. Il y a aussi l?élevage du poisson à Pointe-aux-Feuilles par la Ferme Marine de Mahébourg. Cette compagnie compte exporter 500 tonnes de poisson par an sur le marché de Dubayy. Une première cargaison partira la semaine prochaine.
Froid des Mascareignes Ltd et la Mauritius Freeport Development Ltd ont investi dans des facilités de stockage de poisson. La compagnie malaisienne, M.T.C. Seafood Ltd, a exprimé son intention de démarrer une usine de traitement de poisson dans le port franc. Le début des opérations est prévu au début de l?année prochaine. Elle compte exporter 7 000 tonnes de poissons par an vers l?Amérique, l?Europe et le Japon.
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