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Coupet ne veut plus jouer les doublures

5 octobre 2005, 20:00

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La suspension de Fabien Barthez et ses brillantes performances sous le maillot lyonnais ont incité Grégory Coupet à revendiquer haut et fort la place qu'il juge la sienne : celle de numéro un en équipe de France.

Sur son maillot, il continue de porter le 23, celui du dernier joueur de la liste. Pourtant Coupet a beaucoup de mal à envisager son avenir sur le banc. “J'ai toujours rêvé d'être numéro un. J'en rêve depuis l'âge de six ans”, a-t-il déclaré de Clairefontaine, où la France se prépare à affronter la Suisse samedi à Berne.

“Ce rêve est une obsession. Je suis un compétiteur. J'ai réussi à me hisser au niveau de Fabien. Et je regrette qu'il n'y ait jamais eu par le passé de réelle concurrence pour le poste de gardien”, a-t-il déploré.

Barthez, titulaire de la charge depuis le Mondial 1998, entend de son côté récupérer son bien lorsqu'il aura fini de purger sa suspension de cinq mois et demi. Le Marseillais avait été sanctionné pour avoir craché sur un arbitre marocain lors d'un match amical contre le Wydad Casablanca cet hiver.

Le retour de Barthez est prévu mi-octobre lors du classique PSG-OM. En attendant ce jour, Coupet demande qu'une explication franche ait lieu entre les deux joueurs et le sélectionneur national Raymond Domenech.

Les yeux dans les yeux

“Il faudra que nous discutions de cette situation avec le coach et avec Fabien”, a déclaré Coupet. “J'ai beaucoup de respect pour Fabien et il le sait. C'est lui qui a apporté la Coupe du monde à la France. Mais les choses ont évolué et je lui dirai quel est mon point de vue franchement, les yeux dans les yeux.”

A 32 ans et avec 15 sélections, le Lyonnais estime avoir passé assez de temps au purgatoire des remplaçants de luxe. Il aimerait que l'histoire se répète à son profit : avant le Mondial 1998, le sélectionneur Aimé Jacquet avait décidé d'introniser Barthez à la place du Parisien Bernard Lama.

Pour que ses arguments soient recevables et soient entendus, Coupet sait qu'il se doit d'être irrréprochable lors des deux derniers matches éliminatoires, samedi en Suisse et la semaine prochaine contre Chypre au Stade de France.

“Je sais que je dois réussir un sans faute car si je passe à côté un jour, cela en sera fini de mes revendications,” a-t-il reconnu. “J'ai goûté à ce gâteau et maintenant j'en redemande”, a-t-il dit en souriant de toutes ses dents.

Si toutefois les changements ne tournaient pas en sa faveur, Coupet n'envisage pas de bouder, ni de quitter l'équipe de France. “Etre ici, c'est le must et je ne refuserai jamais une sélection. Je ne suis pas heureux d'être sur le banc mais je suis heureux d'être en équipe de France”, a-t-il conclu.

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