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Trioco III

30 septembre 2005, 20:00

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Le travail des humoristes Alexandre Martin, Denis et Ludovic Félicité, prend véritablement forme. Ils maîtrisent mieux leur humour et les moyens techniques à leurs dispositions. Avec Trioco III, le spectacle change d?époque. Le premier sketch, et titre de ce nouveau VCD, nous ramène à la préhistoire, au temps des paréos en peau de bêtes et des mops en poil de mammouth. Mais en même temps, ce retour en arrière est une avancée artistique. Le troisième VCD d?humour du groupe Trioco, réalisé par Digital Framework, est une belle surprise. On constate de mieux en mieux vers quel genre d??uvre se dirigent les trois compères. Ils produisent vite et semblent avoir dans leur cranaosorus des milliards d?idées folles et drôles. Grande réussite de ce troisième VCD, le Sketch Peptozor. Une quinzaine de minutes de folie furieuse et enragée. Effets spéciaux, gags, jeux de mots, ralentis. Un court métrage plus qu?un sketch, vraiment impressionnant. On se bidonne des expressions préhistorisées, «pa mo la fautozor», « grand lesprit mammouthozor Aikiki Aikiki», ou encore « Ziptozor inn disparaitozor».

Le sketch rappelle largement le film de la troupe comique française Les Robins des Bois, intitulé Rrrrr ! et se déroulant aussi dans la préhistoire. Les humoristes mauriciens s?en sortent tout aussi bien. Ils ont investi dans les costumes, dans la recherche d?un décor naturel crédible, travaillé sur la musique, de Matrix à Vangelis et des effets spéciaux discrets mais réussis. On ne s?ennuie pas malgré une durée de sketch de 13 minutes. C?est une vraie histoire que les acteurs portent jusqu?à la chute, très réussie. Autre succès, le retour du personnage de Superbouboule. Une présentation encore plus dynamique et drôle et une rencontre au sommet entre deux voyous et le sauveur des enfants, Superbouboule. Il arrive à pied, bottes en plastique, collant, short, ventre débordant, cape orange vif et une jolie coupe afro avec des couettes.

Si les sketches sont toujours aussi longs, ils ont une meilleure structure narrative. Trioco raconte de vraies histoires plutôt que de partir d?une simple situation et d?improviser autour. C?est encore le cas des deux derniers sketches, plus lents, moins drôles, presque triste et ennuyeux. C?est un discours à deux ou trois personnages, mais un discours sans âme, sans but. Heureusement on se rappelle vite les premiers éclats de rire et on attend avec impatience le bêtisier avant le générique de fin

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