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Everton n’a plus de larmes pour pleurer

28 septembre 2005, 20:00

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Étonnant quatrième de la Premier League la saison dernière, Everton se voyait trop grand, trop beau. La saison 2005-06 devait être la plus belle de l’histoire du club. Elle pourrait devenir la plus affreuse. C’est que le rêve, en quelques semaines, a tourné au cauchemar.

Ce soir, à Goodison Park, au moment d’accueillir le modeste Dinamo Bucarest dans le cadre du deuxième tour retour de la Coupe de l’UEFA, c’est sa crédibilité, son honneur, sa réputation que le deuxième club de Liverpool tentera de défendre.

Humilié il y a quinze jours en Roumanie où sa défense a fait naufrage (5-1), Everton n’aura d’autre choix que de produire un spectacle de qualité pour ne pas dire un match référence afin de sauver ce qui peut encore l’être et espérer progresser dans une compétition qui constitue sa dernière bouée.

C’est que, sur les autres fronts, les protégés de David Moyes ont tout perdu. La lucrative Ligue des champions, par exemple, n’est plus qu’une lointaine fiction. Everton était à deux doigts d’y accéder, ce qui lui aurait permis de se refaire une santé financière. Mais les Espagnols de Villareal en ont décidé autrement dès les préliminaires.

La Premier League ? N’en parlons pas. Censés défendre une quatrième place acquise de façon héroïque la saison dernière, et le mot n’est pas trop fort, les Toffees vont de désillusion en désillusion. Au point qu’une cinquième défaite en six journées, samedi dernier, à Wigan, les condamne aujourd’hui à occuper le fauteuil de lanterne rouge. Incroyable !

Alors que tous les feux sont au rouge, David Moyes refuse pourtant de céder à la panique. “Les choses ne sont pas faciles pour nous, je l’admets, mais ce n’est pas la première fois qu’on boit la tasse. Ce n’est pas le moment de douter, mais plutôt de travailler”, a déclaré l’entraîneur d’Everton, avec un calme olympien plutôt détonnant en la conjoncture.

Face au Dinamo Bucarest, Everton a tout à gagner. “Bien sûr qu’on va tout faire pour gagner. Mais notre priorité est de retrouver un niveau de jeu appréciable. Si le résultat suit, tant mieux.”

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