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Les pharmaciens envisagent de fermer en guise de protestation
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Les pharmaciens envisagent de fermer en guise de protestation
Les propriétaires de pharmacies privées tirent la sonnette d?alarme. Ils se sont rencontrés hier à la suite de la décision du gouvernement de ramener leur marge de profit sur la vente de médicaments à 15 %. ?Aller de l?avant avec ce projet signifie la fin de la profession?, prophétisent certains d?entre eux, alarmistes.
Si les autorités mettent en oeuvre ce projet, ils pourraient recourir à la fermeture de leur commerce pour démontrer leur mécontentement. ?Nous irons jusqu?à fermer les pharmacies s?il le faut pour faire pression?, assure un pharmacien. L?association des pharmaciens dit avoir tenté d?entrer en contact avec les autorités concernées pour discuter de ce projet, mais n?a eu aucune réponse.
A l?origine de leurs inquiétudes, la décision du gouvernement d?exercer un contrôle sur le prix des médicaments. Jugée trop élevée, la marge sur ces produits pourrait être réduite à 15 % contre 27 % à 40 % actuellement. Cette décision concernerait quelque 300 pharmacies opérant dans le privé ainsi qu?une vingtaine de grossistes.
Ramener la marge à 15 %, explique Siddique Khodabaccus, président de l?association des pharmaciens, ne permettrait plus aux pharmaciens d?exercer leur activité. ?Les frais d?opération d?une pharmacie sont énormes et cette baisse aurait des répercussions négatives.? Siddique Khodabaccus explique que ce secteur est d?autant plus en difficulté que 62 % des Mauriciens obtiennent gratuitement des médicaments dans les hôpitaux qui prescrivent de plus en plus de génériques, moins chers mais tout aussi efficaces.
Génériques trop rares
Ces médicaments génériques, affirme-t-il, sont plus difficiles à commercialiser dans le privé puisque les patients préfèrent encore acheter des médicaments qu?ils connaissent. ?Le patient doit pouvoir choisir le médicament qu?il veut, nous ne pouvons pas lui imposer un médicament générique?, explique un distributeur de produits pharmaceutiques.
Une autre difficulté, argue t-il, demeure les ordonnances des médecins du privé qui ne prescrivent que trop rarement des médicaments génériques à leurs patients. Nombreux sont les pharmaciens à reconnaître que des mesures doivent être prises au plus haut niveau pour privilégier les génériques, habituellement fabriqués en Inde, Espagne, France et Egypte, entre autres.
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