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Voisinage aigre-doux

2 septembre 2005, 00:00

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C?est vrai, tables d?hôte et restaurants poussent comme des champignons à Chamarel. Il y a en a huit dans le village et la concurrence est rude.

Les touristes ont le choix pour bien manger mais cette situation provoque certaines frictions entre certains propriétaires alors que d?autres voient mal une concurrence qu?il qualifient de ?injuste et déloyale?. En effet, parmi les huit restaurants, cinq sont côte à côte sur la route menant à l?entrée des Terres de Sept Couleurs. Et deux autres sont en construction au même endroit.

La restauration dans cette localité à pris un nouvel essor ces dernières cinq années. L?ancien gouvernement avait lancé le plan de développement intégré de Chamarel et les riverains avaient été encouragés à suivre des cours de restauration pour investir dans les tables d?hôte. Or, au fil des années, l?idée première a dévié.

Benjamin Paul, le fils du propriétaire de la table d?hôte Pierre Paul a suivi un cours de cuisine pour pouvoir travailler dans une table d?hôte. ?Le gouvernement avait dit qu?il n?y aurait que des tables d?hôte. Mais tel n?est plus le cas. N?importe qui peut ouvrir un restaurant?, dit-il.

Rico L?Intelligent, président du conseil de village, partage cette opinion. Il faut un contrôle sur les restaurants dans la localité. De plus, il affirme que les riverains en bénéficient peu en termes d?emploi.

Les avis sont partagés sur l?implantation de nouveaux restaurants. La majorité pense qu?il y en a trop alors que d?autres pensent le contraire. A Les Palmiers, qui est une des plus anciennes tables d?hôte du village, les gérants affichent l?optimisme. ?C?est vrai qu?il y a trop de restaurants, mais j?ai déjà ma clientèle et aussi ma spécialité?, déclare Teemaotee Beeharry, la gérante. De plus, il y a un accord entre Pierre Paul et Les Palmiers qui sont voisins. Les mets sont différents. D?ailleurs, il avait été question qu?il en serait ainsi entre les tables d?hôte, mais cet accord n?est pas toujours suivi.

Une certaine pratique...

Les nouveaux venus ont du mal à faire une percée, surtout en période creuse. Mais ils arrivent quand même à survivre. Au restaurant Zanana, la famille Beeharry constate que ?le travail a diminué ces derniers temps?. Elle explique ce changement par le fait qu?il y a moins de touristes en cette période de l?année.

Toutefois, Sonia Digumber, la propriétaire du restaurant Le Coin Tropical ne se plaint pas. Elle est d?avis qu?il y n?a pas assez de restaurants pour satisfaire les 800 touristes qui visitent la région. De ce fait, elle a agrandi son restaurant pour accueillir une quarantaine de personnes.

Mais récemment, quelques propriétaires ont dénoncé une certaine pratique au village. Ils allèguent qu?un restaurant offre la somme de Rs 300 à chaque chauffeur de taxi qui apporterait un client au restaurant en plus d?une commission.

Rico L?intelligent le confirme. Il affirme que cette pratique crée peu à peu une tension entre les restaurateurs. Benjamin Paul est aussi de cet avis. Il regrette qu?il en soit ainsi. Les gérants des petits restaurants déclarent qu?ils ne peuvent donner cette somme aux chauffeurs de taxi car ils n?ont pas une grande marge de profits.

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