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Le retour de Zinedine Zidane ranime la flamme bleue

2 septembre 2005, 00:00

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Le retour de Zinedine Zidane a eu des vertus bénéfiques sur l’équipe de France, au point que les quatre derniers matches éliminatoires pour le Mondial 2006 inspirent la détermination et non plus la crainte.

La présence du numéro 10, le mois dernier face à la Côte d’Ivoire en match amical, a transfiguré des Bleus qui étaient tout pâles depuis l’annonce de sa retraite à l’été 2004.

Certes, “Zizou” n’a pas été sublime face aux Ivoiriens mais il a marqué un but important, il a orienté le jeu et a apporté le calme, la patience et la confiance qui manquaient cruellement depuis son départ.

À une période de l’année où traditionnellement les joueurs peinent à terminer les matches, les Français ont obtenu leur succès le plus probant de l’ère Domenech.

“Il y a quelque chose qui a changé dans cette équipe”, reconnaît l’attaquant Djibril Cissé. “Ce n’est plus comme avant. J’ai l’impression qu’il y a plus de calme, plus de confiance.”

“Et je ne sais pas pourquoi, mais les quatre matches qu’on va disputer, je les sens bien. On va les jouer et les gagner.”

L’atmosphère est en tout cas plus détendue et plus optimiste au camp d’entraînement de Clairefontaine.

Non que Raymond Domenech n’ait jamais fait contre mauvaise fortune bonne figure mais le sélectionneur lui-même est apparu soulagé.

La tension s’est en partie dissipée sur son visage et l’ambiance de ses conférences de presse s’est faite plus chaleureuse, moins solennelle.

<B>Grand frère </B>

Le retour de Zidane était en fait une demi-surprise. Le joueur lui-même, bien avant de prendre sa décision, avait laissé entendre au début de l’année que le match à Dublin contre l’Irlande l’intéressait.

“C’est facile à voir”, a commenté Williams Gallas. “Zidane, c’est le maestro. Avec lui, on peut jouer long ou on peut jouer court.”

“Tout le monde a besoin d’un joueur comme lui dans son équipe. Maintenant, dès que j’ai le ballon, je cherche où il est sur le terrain pour le lui passer.”

“Sa prestation à Montpellier a démontré qu’il nous manquait. Beaucoup de choses ont changé et on aborde les qualifications avec une grande volonté.”

“Cela a redonné du ‘peps’ à cette équipe”, admet l’attaquant Ludovic Giuly. De plus, il n’y a pas eu besoin de temps d’adaptation. Les anciens connaissent la maison par coeur.

“Ils savaient tout de suite ce qu’ils avaient à faire. L’intégration s’est faite immédiatement et sans efforts.”

Signe de toute cette sérénité retrouvée, Domenech a décidé de confier le brassard de capitaine à Zidane, fonction que le meneur de jeu avait assumée lors de l’Euro2004.

Patrick Vieira, qui revient de blessure, voit son intérim s’achever, sans doute avec soulagement car il n’avait jamais paru totalement à l’aise dans ce rôle.

Avec 94 sélections, Zidane n’est pas le plus capé des joueurs en exercice, Lilian Thuram en compte, lui, 104 et s’approche du record de Marcel Desailly, 116.

Mais à 33 ans, le Madrilène s’est peu à peu débarrassé de sa timidité et de sa réserve naturelles : il parle plus et surtout il sait qu’il dispute la dernière campagne internationale de sa carrière avant une retraite programmée en 2007.

“L’important n’est pas de savoir pourquoi et dans quelles conditions, nous sommes revenus”, a précisé Thuram. “Je crois qu’il y avait un réel besoin dans cette équipe. Il y avait un manque de confiance et celle-ci a été retrouvée.”

“Maintenant, nous ne voulons pas jouer le rôle des grands frères. Je suis là parce que j’ai encore du plaisir à être sur le terrain.”

“Tant que je serai joueur, je serai disponible pour cette équipe.”

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