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Il l’avait fait deux fois
Modeste comme il est, il ne voudra jamais reconnaître qu’il est, de par son palmarès, l’un des plus grands si ce n’est le plus grand cycliste mauricien. Deux fois vainqueur (1996 et 1998) et une fois deuxième (1995), Patrick Haberland a marqué à jamais l’histoire du Tour de Maurice.
Après avoir surclassé le peloton en 1996 alors qu’il n’avait que 22 ans, le sociétaire du Vélo Club d’Albi (France), remettait ça en 1998, l’année des Jeux des îles.
Blessé en 1997, déchirure musculaire, il ne put défendre sa couronne. Mais costaud comme il l’était, il revenait en 1998 plus fort que jamais pour doubler la mise et du coup faire mieux qu’Eric Pitchen en 1987.
“C’est une page que j’ai tournée même si j’ai préservé les coupures de presse. Ma mémoire me fait un peu défaut”, lance-t-il.
En grattant au fond de sa mémoire, il se souvient quand même de son plus proche rival, le Sud-Africain Jeremy Martins. “Je n’avais certes pas atteint la maturité mais je me sentais vraiment bien. C’était le moment de confirmer pour moi et d’effacer 1997 qui a été difficile à digérer. Martins était fort. Il y avait aussi Payet et Baret”, poursuit Patrick Haberland.
<B>“Faire les choses à 100 %”</B>
Mais ces derniers ne tiendront pas la cadence imprimée par le Mauricien qui fera la différence très tôt avant de gérer sur la suite du Tour. Patrick Haberland et l’équipe de Maurice avaient bien joué le coup et la suite, on la connaît.
“J’ai eu beaucoup de chance en allant me perfectionner en France et rouler en Afrique du Sud. D’autres avant moi n’ont pas eu ces occasions. Ils auraient pu en faire autant”, avoue-t-il. Et d’ajouter : “La relève est là, il faut lui donner les moyens, l’encadrer. Stéphan Buckland a prouvé qu’en s’entraînant à Maurice il est possible de réussir. Nous avons deux jeunes en Afrique du Sud, Yannick (Lincoln) roule en France. Ce n’est pas le potentiel qui manque. Il faut un plan à long terme pour eux si on veut de la réussite.”
Depuis sa retraite du haut niveau, Patrick se consacre à son business, Yemaya Adventures (www.yemayaadventures.com) et la vulgarisation du VTT. Revenir dans le vélo sur route en tant qu’entraîneur est envisageable pour lui mais à une condition. “C’est un plan à long terme, je peux être partant dépendant de mon emploi du temps. J’aime faire les choses à 100 %.”
Le message est lancé…
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