Publicité

Patrimoine sain et sauf

14 août 2005, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Après le Grenier, sauvé grâce à la ténacité de Vijaya Teelock, présidente de l?Aapravasi Ghat Trust Fund, c?est au tour de l?Hôpital militaire de Port-Louis d?être épargné. Cet édifice, qui a célébré ses 265 ans en juin dernier, est l?un des plus vieux bâtiments encore debout dans les Mascareignes. Jayshree Mungur et Brindah Annasawmy sont derrière la parution d?un petit livret retraçant l?histoire de ce pan du patrimoine mauricien. « J?ai eu l?occasion, grâce à des recherches étalées sur une année, de comprendre la vie port-louisienne de la colonisation française », explique Brindah Annasawmy, diplômée d?histoire et de français de l?université de Maurice.

L?hôpital a été le premier bâtiment construit par Mahé de La Bourdonnais à Trou-Fanfaron, à Port-Louis. Dès son arrivée en 1735, il note l?absence d?un hôpital approprié à Port-Louis ? d?où sa décision de se lancer dans le projet de construction d?un hôpital civil.

En 1736, les plans sont fin prêts et les travaux démarrent. L?hôpital sera officiellement inauguré en juin 1740. Pouvant accueillir 300 patients, l?édifice est constitué de trois sections, dont l?une servant d?entrepôt. Il est alors considéré comme le plus beau bâtiment du chef-lieu. Durant la colonisation britannique, il est transformé en hôpital militaire et placé sous la responsabilité du commissariat « Civil Office ».

La jeune chercheuse Annasawmy dit avoir eu toutes les peines du monde à retrouver certains documents se trouvant en France. L?hôpital possède toujours quelques allées et pièces qui ont résisté au temps. Brindah Annasawmy retrace aussi le fonctionnement de l?hôpital, où les patients consommaient de la tortue venue de Rogrigues. « Dans ses lettres, Mahé de La Bourdonnais parle des habitants, qualifiés d?ivrognes et de paresseux, qu?il tentait de réhabiliter. Le gouverneur se rendait presque tous les jours à l?hôpital », affirme-t-elle.

La jeune universitaire dépoussière actuellement les dossiers et documents concernant l?histoire de cet hôpital sous la colonisation britannique.

Publicité