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?Les Désastreuses aventures des orphelins Baudelaire?
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?Les Désastreuses aventures des orphelins Baudelaire?
?J?ai le regret d?avoir à vous informer que le livre que vous tenez entre vos mains est extrêmement déplaisant?? pouvait-on lire au dos du tout premier livre Lemony Snicket?s A Series of Unfortunate Events. L?auteur tenait à avertir le lecteur que trois orphelins seraient à la merci d?un scélérat, qu?il serait question de vêtements qui grattent, d?un terrible incendie, d?un complot pour dépouiller les orphelins de leur fortune et? (comble de l?horreur !) de porridge froid au petit-déjeuner. Les Désastreuses aventures des orphelins Baudelaire, film de Brad Siberling, commence donc avec le même genre d?avertissement, donné cette fois aux spectateurs.
Il y a l?aînée, Violette Baudelaire (Emily Browning), douée pour les inventions ; Klaus (Liam Aiken), son jeune frère doué pour la lecture, est un véritable puits de savoir et Prunille (les jumelles Kara et Shelby Hoffman), leur toute petite s?ur, qui est douée pour mordre.
Une poésie sombre, avec des teintes donnant tantôt dans le mélancolique, tantôt dans le lugubre. Ce qui ne signifie pas que le ton de ce récit à la forme feuilletonesque soit en lui-même tragique ? et c?est ce qui fait le charme de ce film. Le narrateur, Lemony Snicket (Jude Law) n?arrête pas d?intervenir dans le récit pour nous prévenir que les choses vont aller du terrible au pire pour les malheureux enfants. Et, leurs désastreuses aventures sont racontées d?une manière à la fois faussement emphatique et pleine d?une fausse retenue ; un style qui se veut parodique de celui de ces récits qui sont à l?origine du mot ?feuilleton?. Cela vaut aussi pour les situations abracadabrantes dont se sortent toujours les enfants. Visuellement, pour ce qui est des couleurs et des éclairages, on est assez proche de l?univers de Jeunet et Caro, avec, pour les décors et accessoires, un côté grandiose qui sied à ce genre de récit.
Les personnages ont tous les traits forcés. À commencer par l?immonde comte Olaf qui ne recule devant aucune perfidie pour avoir les orphelins à sa merci et s?approprier leur fortune. Les vedettes restent les enfants jouant avec cette sobriété que réclament leurs personnages. C?est l?univers de Dickens dont Roal Dahl se serait approprié avec la complicité des Monty Python, comme l?a souligné un critique. Toutes les tranches d?âge y trouveront leur bonheur.
George Sidney
Elégance et raffinement caractérisent l??uvre de George Sidney (1916 -2002) né à Long Island (New York), et qui a travaillé longtemps pour la Metro-Goldwyn-Mayer. Il fut d?abord acteur enfant, puis réalisateur de courts métrages, dont deux lui valurent l?Oscar. La plupart de ses films furent des succès commerciaux ? surtout ses comédies musicales : Bal des sirènes, Pal Joey, The Eddie Duchin story, Escale à Hollywood, (avec Frank Sinatra et Gene Kelly, qui dansait même avec Jerry, la souris des dessins animés), et le somptueux Show Boat, diffusé en ce moment sur une chaîne cryptée. Les Trois mousquetaires est considéré comme l?un de ses meilleurs films, tout comme Scaramouche, dont on dit qu?il contenait l?un des plus beaux duels de l?histoire du cinéma.
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