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Battus mais pas découragés
Lance Armstrong reste le maître absolu mais, aussi surprenant que cela puisse paraître, ses adversaires, pourtant si discrets, estiment qu?ils peuvent garder la tête haute.
Avant d?entamer la dernière étape de montagne, aujourd?hui, entre Pau et Mourenx, l?équipe T-Mobile se félicite en effet d?être passée à l?offensive plus d?une fois, comme par exemple dans le Port de Pailhères samedi. Et si Jan Ullrich et ses coéquipiers ont failli dans leur mission, ils ne comptent pourtant pas s?arrêter là.
?Nous avons tout tenté pour isoler Lance Armstrong, mais il a démontré une nouvelle fois qu?il est le plus fort. Cependant, le Tour de France n?est pas fini et on va encore essayer aujourd?hui?, déclarait notamment Alexandre Vinokourov.
C?est en effet la T-Mobile, a priori la seule en mesure de le faire, qui a attaqué dès les premières rampes du Port de Pailhères. Cette offensive a provoqué la stupeur dans le peloton, jusqu?à la déroute de certains. Mais après quelques secondes d?hésitation, Lance Armstrong, privé de ses coéquipiers, n?a ni paniqué, ni vacillé.
La grande victime du week-end est le Français Christophe Moreau, troisième du classement général au départ de l?étape et retombé à la dixième place samedi soir. ?Les jambes n?étaient pas là, dit-il franchement. J?ai fait une surchauffe au pied du Port de Pailhères puis j?ai implosé. J?ai essayé de limiter les dégâts mais je n?ai jamais retrouvé de bonnes sensations.? Et d?ajouter : ?Dans ces conditions, perdre plus de six minutes n?est pas étonnant. C?est dommage pour le général mais il peut se passer encore beaucoup de choses lors de la dernière étape pyrénéenne aujourd?hu?, a-t-il ajouté.
Le seul finalement à avoir été capable d?accompagner Lance Armstrong a été Ivan Basso, qui l?avait déjà fait en 2004 dans les Pyrénées. Distancé de quelques mètres à l?arrivée samedi, mais terminant devant Armstrong dimanche, l?Italien a fait une belle opération, passant à la 2e place du général, ce qui lui permet d?espérer un nouveau podium après celui de 2004.
Toutefois, preuve qu?il ne court pas pour gagner, il a demandé, dès la ligne d?arrivée franchie samedi, combien de temps il avait repris à Michael Rasmussen qui le précédait jusque-là au classement général.
?On me reproche toujours de ne jamais attaquer, affirme le leader de la CSC, mais ce week-end j?ai attaqué plusieurs fois avec les coureurs de T-Mobile. Toutefois, Armstrong a démontré qu?il reste le plus fort et moi, je suis assez satisfait d?être resté à son contact.?
Pour justifier ce qui lui semble déjà être un bon Tour de France, Ivan Basso s?est livré à un étonnant petit exposé statistique. ?Dans le Tour, on roule 5 km/h plus vite dans les cols, et 10 km/h plus vite en plaine. Eh bien ! moi je suis le seul du dernier Giro à être encore là.? Nul doute que cela lui ouvre des perspectives intéressantes. Pour 2006. Quand Lance Armstrong ne sera plus là !
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