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Un petit air de samba sur les Champs Elysées

14 juillet 2005, 00:00

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Année du Brésil oblige, les Champs Elysées troquent aujourd’hui leurs traditionnels panaches tricolores pour le vert et le jaune à l’occasion du défilé du 14-Juillet. Après avoir accueilli des soldats britanniques ou espagnols ces dernières années, l’armée française fait place à plus de 300 militaires et cadets brésiliens, à qui il revient d’ouvrir et de clore la cérémonie officielle sous les yeux de Jacques Chirac et de Luiz Inacio Lula da Silva.

Une semaine après s’être croisés au sommet du G8 de Gleneagles, en Ecosse, les deux chefs d’Etat commenceront par entendre les fifres, les cuivres et les... cornemuses de la fanfare martiale des fusiliers marins du Brésil, considérée comme l’une des plus grandes du monde.

La présence incongrue de ces deux instruments à pipe dans une armée latino-américaine remonte aux années 50. Seize exemplaires avaient alors été offerts aux marins brésiliens par la garnison d’un croiseur écossais.

Sur le parcours de deux kilomètres, la fanfare brésilienne ne pourra pas composer les figures au sol qui sont sa marque de fabrique. Lors des répétitions, les 130 musiciens ont fait des démonstrations, dessinant une ancre marine ou écrivant Paris sur la pelouse du Champ de Mars. “On leur a expliqué que le 14-Juillet, c’était un défilé très minuté, qu’il y avait du monde derrière eux et ils se sont très bien adaptés au style du 14-Juillet”, raconte le colonel Philippe Schmitt, adjoint à la communication du gouverneur militaire de Paris, le général Valentin. Du Brésil, “on a plutôt tendance à connaître les équipes de foot”, concède l’officier, séduit par l’enthousiasme et le dynamisme des Brésiliens, arrrivés la semaine dernière en France.

De fait, à quelques heures du défilé, les soldats du pays de la samba semblent en forme et en voix. Mardi, lors d’une énième répétition, qui se déroulent entre 5h et 7h du matin, ils se sont offerts un “tour d’honneur” autour de la place de la Madeleine, alors que leur parcours s’arrêtait à la Concorde.

“J’imagine que cela a surpris plus d’un Parisien au réveil”, s’amuse le colonel Schmitt, qui vante avec un certain sens de l’euphémisme les qualités “très sonores” de la fanfare carioca. Au total, onze fanfares militaires assurent la bande son du défilé 2005, dont celle du 27e Bataillon de chasseurs alpins d’Annecy. Dans les airs, 28 hélicoptères et 60 appareils participeront au défilé – dont les neuf Alphajet de la Patrouille de France.

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