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Venkaya suspendu cinq mois
Le couperet est tombé hier. Le cavalier mauricien Vishal Venkaya a écopé d?une lourde suspension de cinq mois pour sa monte peu convaincante sur Kestrel dans l?épreuve phare de samedi dernier. Le cheval de l?écurie Gujadhur avait, rappelons-le, terminé à la sixième place à 2.30L du gagnant Ubusuku lors de cette course longue de 1800 mètres.
La monte de Venkaya, il faut le souligner, était déjà dans le collimateur des Racings Stewards après le déroulement de la onzième journée. À la suite de cette enquête, Venkaya a été trouvé coupable sous le règlement 158 (2) pour n?avoir pas donné toutes les chances à son cheval d?obtenir la meilleure place possible à l?arrivée. Il a été reproché au jockey de n?avoir pas sollicité sa monture, juste après le départ, pour essayer de diriger la course comme le lui aurait demandé son entraîneur. De plus, il n?a jamais réagi au train lent imposé par l?animateur de la course, Ubusuku.
Ramapatee Gujadhur, l?entraîneur de Kestrel, était aussi présent lors de l?enquête. Il a déclaré aux commissaires de course qu?il avait demandé à Vishal Venkaya de solliciter sa monture sur les premiers 100 mètres de l?épreuve et de ?show to jockey A. Bundhoo his intention to lead? (NdlR : A. Bundhoo pilotait Ubusuku, un des adversaires de Kestrel) et d?insister pour diriger la course jusqu?au premier tournant. Il avait aussi demandé à son jockey de laisser courir librement sa monture et de ne pas la retenir. Chose que Venkaya n?a jamais fait. Ces mêmes instructions, il faut le souligner, avait été données en présence des commissaires de course samedi dernier avant le déroulement de l?épreuve !
Des explications peu convaincantes
Venkaya devait pour sa part expliquer aux commissaires de course que son cheval jouait avec son mors et tirait. Il a déclaré qu?il ne voulait pas nuire aux chances de son cheval en essayant de prendre la direction des opérations car, selon lui, son cheval aurait payé de cet effort par la suite. Venkaya, il faut le dire, a eu du mal à convaincre les commissaires de courses sur cette monte. Il a aussi déclaré son étonnement car les autres cavaliers ne voulaient pas se rapprocher pour occuper un ?gap? juste derrière sa monture.
Une autre enquête, la première d?une journée chargée pour les commissaires, a été menée concernant cette même course. Elle avait trait à une interférence survenu tout juste après le départ. À la suite de l?enquête, le jockey Vijay Anand Bundhoo, qui pilotait Ubusuku, a été trouvé coupable de ?carelerss riding? sous le règlement 161 (c) pour avoir rabattu sa monture Ubusuku à la corde d?une manière dangereuse gênant ainsi Hold The Fort qui n?a pu s?étendre librement . Ce dernier a à son tour gêné Chief Warrior qui était piloté par John Claite. Les explications d?Anand Bundhoo n?ont pas été convaincantes et les commissaires des courses lui ont infligé une amende de Rs 10 000 non sans lui avoir rappelé ses responsabilités en soulignant que de telles fautes peuvent avoir des conséquences graves comme des chutes.
EN APPEL HIER
Sanction réduite pour Naiko
L?appel de Vinay Naiko de sa suspension de deux mois et d?une amende de Rs 50 000 pour sa monte sur World Focus lors de la cinquième journée a été finalement entendue hier après plusieurs renvois. Après environ trois heures d?audience, le board d?appel, présidé par Me Robin Ramburn, est arrivé à la conclusion que la sanction infligée au cavalier mauricien était un peu ?harsh? mais n?a pas trouvé d?arguments valables pouvant disculper complètement le jockey. Le comité d?appel était composé de Frantz Merven, Nunkishore Gujadhur, Roland Lagesse et Chintamun Ramboccus.
Me Gavin Glover (assisté de Me Yahia Nazroo), qui défendait les intérêts de Vinay Naiko, devait arguer que lors de l?enquête, son client a eu droit à un ?unfair hearing?. De plus, il devait faire ressortir que les antécédants du jockey avaient été pris en considération par les Racings Stewards avant de délibérer. Or, ce n?est pas le cas pour les cavaliers étrangers et il n?y a pas de loi à ce sujet. ?Why Mauritians should pay for being Mauritians on their own soil?, a-t-il demandé. Me Roshi Pursem, qui paraissait pour les commissaires de courses, a de son côté déclaré qu?il y avait suffisamment de preuves pour sanctionner Naiko. S?appuyant sur les dires de l?entraîneur Alain Perdrau et sur le film de la course, il a justifié la sanction infligée à Vinay Naiko.
Sollicité pour des commentaires à sa sortie du Champ-de-Mars, Vinay Naiko a fait la déclaration suivante : ?Moi, j?ai la conscience claire. Je n?ai rien fait de mal. C?est un soulagement pour moi de voir que ma suspension a été réduite. J?attends ces quatre semaines pour pouvoir remonter en courses.? La suspension de Naiko prend effet à partir de cette semaine.
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