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Une nouvelle garderie
Josette Biram surveille de très près les mouvements de Mathieu Meunier qui roule au ralenti sur son vélo à l?intérieur de sa garderie où dort à poings fermés un autre enfant de deux ans et demi.
Cette nouvelle garderie est un vieux rêve que caressait Josette, la propriétaire, depuis son enfance. Même si elle a pris des années pour le matérialiser, elle est parvenue à le faire avec l?aide du Fonds pour l?intégration des personnes vulnérables.
?C?est une vocation que j?ai eue depuis que j?avais commencé à m?occuper de mes deux frères et les enfants de mes voisins?.
Mais l?idée de monter une garderie avait germé dans la tête de Josette lorsqu?une Mauricienne qui travaillait à Rodrigues lui avait confié son enfant, pour le garder. Agissant sur les conseils de ses proches, la Rodriguaise trouve géniale la proposition de ses proches qui lui conseillent d?aller de l?avant avec son projet d?ouvrir une garderie. En 1984, elle accueille chez elle à Port-Mathurin où elle habite, une quinzaine d?enfants pendant la journée et six les après-midi, après la sortie de l?école.
Ces enfants viennent de toutes les parties de l?île : Mangue, Baie-du-Nord, Roche-Bondieu, entre autres
Josette est soutenue par deux proches pour assurer la surveillance des enfants.
C?était pénible au début. Je devais me réveiller à trois heures du matin pour préparer les biberons, les berceaux , faire bouillir l?eau et faire le ménage avant d?accueillir les enfants qui viennent déposer leurs enfants avant qu?ils partent travailler. Je les surveille et je leur donne les soins nécessaires comme mes propres enfants mais cela ne m?interdit de les ramener à l?ordre les enfants qui sont turbulents.
J?essaie de leur inculquer le sens de la discipline, précise la propriétaire qui gère la première garderie à Rodrigues. Ce métier, précise Josette, elle le fait non seulement pour de raisons financières mais également pour soulager les mères qui travaillent comme femmes de ménage et n?ont personne pour confier leurs gosses. ?C?est ma façon à moi de les aider à gagner un peu d?argent pour arrondir leur budget familial?.
D?où son souhait pour que certaines firmes et autres volontaires sponsors certains enfants dont les familles ne peuvent payer la somme de Rs 600 , réclamée mensuellement aux parents pour la garde des enfants. ?Je souhaite que mon appel sera entendu. Certains parents en ont grandement besoin?, plaide Josette
Parlant de ses expériences, Josette révèle qu?il lui est même arrivé de déceler la maladie chez des enfants qui leur ont été confié. ?Une fois j?ai averti un couple que leur enfant souffrait d?un handicap et après consultation chez un médecin le diagnostic a révélé que tel était bien le cas. Cette famille m?est toujours reconnaissante?, dit-elle fièrement.
Josette dispose-t-elle d?un service pour répondre aux urgences en cas d?un accident majeur ou mineur ?Je garde soigneusement les coordonnés des parents et je les avertis pour qu?ils viennent sur place?, dit-elle tout en regrettant l?absence d?un pour rendre visite régulièrement dans cette institution.
Pour faire ce travail, la propriétaire ne s?en pas privée pour se donner les moyens. Elle profite de chaque session de formation que ce soit à Rodrigues ou à Maurice pour parfaire sa connaissance dans ce domaine.
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