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Raikkonen remonté comme une pendule

9 juillet 2005, 00:00

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Le grand patron de la Formule 1 Bernie Ecclestone s'est montré certain hier que le Grand Prix de Grande-Bretagne, programmé demain quatre jours après les attentats terroristes de Londres, ne serait pas annulé par le gouvernement britannique.

« Je ne crains pas que le gouvernement annule le Grand Prix », a assuré Ecclestone une heure et demie avant le début de la première séance d'essais libres du GP à Silverstone où les drapeaux étaient en berne.

« Le gouvernement n'a jamais rien annulé », a-t-il ajouté, réfutant l'idée d'une annulation pour cause de deuil. « C'est le monde dans lequel nous vivons aujourd'hui », s'est-il résigné.

A son arrivée sur le circuit, Ecclestone s'est dit satisfait du « très bon travail effectué par la police » autour du circuit pour assurer la sécurité du site. La police et des chiens avaient fouillé les installations de Silverstone jeudi matin avant même l'annonce des attentats londoniens, selon une source officielle au circuit, ajoutant que cette fouille avait lieu chaque année en Grande-Bretagne et plusieurs fois durant la saison sur d'autres circuits.

Dans cette ambiance délétère, Kimi Raikkonen part favori de cette onzième épreuve du championnat du monde, Fernando Alonso ayant lui-même reconnu à l'issue du GP de France que la piste britannique ne lui réussirait certainement pas aussi bien que le tracé français.

Silverstone, perdu dans l'humide campagne anglaise mais situé à une heure et demie de route des quartiers généraux de McLaren, est l'un des circuits les plus rapides du championnat. En 1987, Nigel Mansell y avait établi le record du tour à plus de 246 km/h de moyenne ! Si les monoplaces ont été ralenties depuis par un tracé souvent retouché, le circuit britannique reste fait pour les têtes brûlées... comme Ice Man !

« J'adore le Grand Prix de Grande-Bretagne, Silverstone est un super circuit pour piloter », lance Raikkonen, lui qui avait arraché la pole position l'an dernier à un peu plus de 236 km/h de moyenne, avant de terminer deuxième en course derrière l'intouchable ? à l'époque ? Michael Schumacher (Ferrari).

McLaren a gagné dix des 38 Grands-Prix courus sur cette piste, la dernière victoire remontant à Mika Hakkinen en 2001, avant trois victoires consécutives de Ferrari, dont une de Rubens Barrichello en 2003.

Mais après avoir limité les dégâts face à Alonso en France, Raikkonen est remonté comme une pendule en abordant Silverstone.

« Nous passons dans certaines des plus belles courbes de la saison comme Copse qui est probablement le virage le plus rapide de l'année avec des vitesses jamais inférieures à 265 km/h car nous passons à fond... alors que le virage est aveugle !», commente le Finlandais.

Quant à Alonso, qui habite à Oxford, à 40 minutes du circuit, il voit en Silverstone « un moment fort du calendrier ».

A ce stade de la saison, alors qu'il reste neuf GP sur 19 à courir et que l'Espagnol compte 24 points d'avance sur son principal rival Raikkonen, Silverstone « est crucial car nous voulons renforcer notre position au championnat », souligne-t-il.

Triple vainqueur à Silverstone, Michael Schumacher reconnaît être « dans l'incapacité de dire comment » il se comportera cette année sur « un des grands tracés traditionnels » de la F1.

Néanmoins, le septuple champion du monde, 3e au classement à cinq points seulement de Raikkonen, veut assurer « une bonne course » aux spectateurs de Silverstone, « de véritables amateurs de sport mécanique ».

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