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Boonen au rendez-vous
Tom Boonen a saisi avec autorité la première occasion qui lui a été offerte de s’illustrer dans le Tour de France, s’adjugeant hier la deuxième étape au terme d’un sprint échevelé aux Essarts. Le Belge, grandissime favori dans les emballages finaux en l’absence de ses rivaux Alessandro Petacchi ou Erik Zabel, a été fidèle au rendez-vous.
Déjà vainqueur de deux étapes en 2004, le coureur de la Quick-Step a su s’extraire d’un peloton nerveux pour devancer le Norvégien Thor Hushovd et l’Australien Robbie McEwen.
Ce succès, le 12e de la saison pour Boonen, vient s’ajouter aux deux étapes conquises dans Paris-Nice mais également aux triomphes dans le Tour des Flandres et Paris-Roubaix. Le Flamand, présenté comme le digne successeur de l’ancien champion du monde Johan Museeuw, s’est emparé de ce qu’il cherchait : le maillot vert du classement par points. “Le Tour commence maintenant pour moi”, a-t-il dit. “Après aujourd’hui, il n’y aura que peu de chances de s’exprimer pour les sprinteurs.”
À défaut de pouvoir espérer une place sur le podium, les coureurs de l’Hexagone ont tenté de s’illustrer par d’autres moyens sur les routes planes et ensoleillées de la Vendée.
Thomas Voeckler, qui avait porté le maillot jaune pendant 10 jours l’an passé, participait à une échappée de quatre hommes formée dès le 18e kilomètre. Le coureur de l’équipe Bouygues Telecom tentait l’aventure avec son compatriote Sylvain Calzati, accompagné par le Hongrois Lazlo Bodrogi, cinquième du contre-la-montre de samedi, et l’Espagnol David Canada.
Les fuyards comptaient jusqu’à quatre minutes et 15 secondes d’avance avant que le peloton ne se lance dans une chasse réglée par les équipiers du maillot jaune. Seule consolation pour Voeckler, il réussissait à s’emparer du maillot à pois de meilleur grimpeur au sommet de la côte du lac de Vouraie.
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