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Paul Olsen ou l?amour de la musique
Otayo, ce nouveau service de billetterie électronique, n?a pas fini de faire parler de lui. Ouvert depuis septembre dernier, c?est un con-cept nouveau. Inspiré par les facilités d?accès informatisés qui existent dans les grands centres, Otayo espère faire bénéficier à ses adhérents d?un service moderne, rapide et efficace d?achat de billets pour différents concerts et autres événements présentés à Maurice.
Derrière cette idée novatrice et originale, Paul Olsen, directeur d?Otayo. « Ce projet est né d?une rencontre avec des musiciens lors d?un concert à Paris. Ils jouaient de la musique baroque classique, un répertoire standard qui m?a fait ressentir une profonde émotion que j?ai voulu partager avec le public mauricien », explique-t-il.
Après ce concert, il rencontre les artistes avec lesquels le courant passe, et il décide d?organiser une tournée à Maurice. Et en mai de l?année dernière, un quatuor à cordes formé à partir de cet orchestre donne son premier concert au théâtre du Plaza.
Le but de cette soirée était de récolter des fonds pour le Cheshire Home de Tamarin qui avait besoin d?équipements pour les handicapés. « Ce premier concert a connu un véritable succès. J?avais gagné mon pari ! J?ai alors décidé de faire venir d?autres groupes, mais surtout de mettre en contact des artistes mauriciens avec leurs homologues étrangers. »
L?idée de la billetterie informatique de places numérotées s?est formée au fur et à mesure. Paul Olsen a fait des recher-ches pour trouver le logiciel qui lui convenait le mieux. Il fallait également donner un nom à la compagnie : il devait être court pour qu?on puisse s?en rappeler facilement, compréhensible, qu?il sonne bien et surtout qu?il soit enregistrable sur le net.
Le folklore des deux îles s?urs de l?océan Indien a inspiré Paul Olsen qui a combiné les deux expressions typiques « oté » et « ayo » pour donner Otayo. Ce nom a été ensuite vérifié de manière à ce qu?il n?ait aucune connotation négative dans une autre langue. La recherche d?un logo a été l?étape suivante : « Le logo d?une entreprise est très important. Il nous en fallait un qui attire suffisamment l?attention pour qu?on retienne le nom de la compagnie », explique Paul Olsen.
Et en septembre dernier, Otayo voit officiellement le jour en tant que véhicule de promotion musicale à dominante classique. Le choix du classique ? genre qui a connu un déclin important à Maurice mais qui est toujours à la base d?autres types de musique ? est très personnel. Paul Olsen est avant tout un adepte de musique classique. « Je ne suis ni un mélomane averti, ni un musicien. Je me propose juste de partager l?émotion que cela me procure en mettant cette musique à la portée des Mauriciens. »
Favoriser les échanges entre artistes
Si Otayo monte parfois des concerts et des spectacles, le service de billetterie peut aussi se charger de vendre des billets pour d?autres spectacles. L?objectif est en effet de mettre en avant des talents de musiciens et de les encadrer jusqu?à les mener à une éventuelle carrière internationale. Les échanges d?artistes permettent non seulement de faire venir des musiciens tels que Michel Becquet, un des meilleurs solistes de trombone au monde, d?envoyer des artistes mauriciens à l?étranger. Ainsi, Véronique Zhuel-Bungaroo donnera un concert à Paris en octobre prochain, accompagnée par les Archets de Paris.
Otayo veut aussi favoriser le jazz avec Marie-Luce Faron et le blues avec Éric Triton. « L?avantage pour moi de ne pas être un professionnel de la musique me permet de tout oser », assure Paul Olsen.
À l?origine de plusieurs entreprises dans la communication, Paul Olsen a créé ICE (Innovation Concepts Entreprise), ERE dans la zone franche, Atelec dans la télécommunication, Samouraï dans l?audiovisuel, et Orange Madagascar. Ancien directeur général de Parabole Maurice, Paul Olsen a choisi aujourd?hui de ne se consacrer qu?à l?organisation de concerts. Son souhait : « Le public mauricien se doit d?aller écouter ses artistes, car beaucoup de talents existent chez nous. »
Le service de billetterie se compose d?une adresse électronique accessible au public grâce à plusieurs points de ventes, à Quatre-Bornes, Port-Louis, Grand-Baie, Rivière-Noire et Curepipe. Chacun d?entre eux est équipé d?un ordinateur permettant de sélectionner le spectacle auquel on veut assister, de choisir le numéro de sa place s?il y a un plan de salle et d?émettre directement le billet. Un centre d?appel existe aussi afin de pouvoir prendre des réservations directement. « Le système de numérotation ne se fait plus beaucoup, pourtant j?estime qu?il est important de pouvoir choisir où on veut être. Plus on s?y prend tôt et plus on a de chances de bénéficier d?une place de choix pour pouvoir assister au spectacle. » Une formule « adhé-rent » est prévue. Elle offre des avantages supplémentaires : remise sur les billets, réception d?une lettre d?information sur les différents spectacles proposés Il suffit d?une contribution de Rs 250 par an et par adhérent.
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