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La vitrine de l’histoire

30 juin 2005, 20:00

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Ceux qui sont férus d’histoire ne manqueront pas l’exposition à la Tour Martello à La Preneuse. Des artefacts en rappellent une tranche de celle qui a marqué le destin du pays.

Le National Heritage Fund, le Mauritius Museum Council et Friends of Environment exposent des objets inédits au musée de La Tour Martello. La tour a été bâtie par les Anglais pour défendre une éventuelle attaque de l’armée française du côté de la mer.

C’est en 1832 qu’une équipe composée de soldats britanniques, d’esclaves et de laboureurs prisonniers ont commencé les travaux à la tour de La Preneuse. Friends of the Environment devait procéder à sa réhabilitation entre 1992 à 1999. Un groupe de jeunes de Raleigh International a aussi participé à son nettoyage. Cette ancienne forteresse a été transformée en musée en l’an 2000 pour retracer l’histoire des Tours Martello à Maurice et son utilité.

Les nouvelles pièces exposées appartiennent à des particuliers ou au musée.

Un sabre d’abordage, dit aussi cuillère à pot, rappelle le temps des corsaires. Le pommeau ressemble étrangement à une grande cuillère. “En deux coups de cuillère à pot .” Cette expression familière qualifie quelque chose accomplie d’une façon expéditive. Monique Koenig, responsable de Friends of Environment a fait des recherches et elle est arrivée à la conclusion que cette expression vient du temps de corsaires et des pirates. “Les corsaires devaient aborder les navires très vite pour faire leur coup et repartir. D’où cette expression”.

Mée Debaize Avice a fait don d’un sabre de l’époque napoléonienne. La donatrice a quitté Maurice pour s’établir à l’étranger, mais a quand même tenu à laisser un souvenir. Le sabre appartenait à un avocat ayant exercé à Paris, en 1822, Olivier de Savighon, probablement un ancêtre de Mée Debaize Avice. Cette épée argentée porte le symbole de Napoléon, une abeille.

La plus grande lame exposée est une réplique d’un sabre écossais d’autrefois. Il y a aussi un glaive français, épée courte à deux tranchants dans la vitrine. Bon nombre de ces épées seront retournées à leurs propriétaires sauf celle qui appartient au musée.

L’époque coloniale a aussi été marquée des batailles au mousquet, un fusil employé aux XVI et XVII siècles. Toute une palette d’objets témoignent de cette époque. Les mousquets et les pistolets ne se servaient évidemment pas de la même dimenssion de balles. Ainsi, deux types de moules avec une pincette étaient utilisées. Un espace étroit permettait à l’armurier de couler les plombs dans un récipient spécial. Le plomb était fondu avant dans un melting pot. Tous ces objets sont visibles dans une vitrine. Parmi ceux-là, un mousquet et une bayonette.

Un lourd boulet de canon de mortier orne une muraille. “Il a fallu deux personnes pour le transporter”, explique Monique Koening. Un tel engin devait faire beaucoup de dégâts dans la coque d’un navire.

Des boutons ont été recupérés lors des fouilles autour des anciens postes militaires et d’autres ont été prétés par des collectionneurs. Il y aussi des boucles de ceinture.

Outre ces objets, divers panneaux expliquent la présence militaire à Maurice notamment des différentes fortifictaions construites dans l’île. Toutefois quelques-unes ne sont pas accessibles au public, comme ceux entourant les hôtels. “Ce serait bien si une fois par an, les hôtels permettaient aux visiteurs d’avoir accès à ces sites”, dit Monique Koening.

Un détour au musée de La Preneuse sera très instructif pour les jeunes comme pour les adultes. Ces artefacts seront exposés durant encore quelques semaines.

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