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Des ménagères créent leur propre entreprise
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Des ménagères créent leur propre entreprise
Il y a un an, une trentaine de femmes, habitant Triolet, Morcellement St-André, Montagne-Longue et Crève-C?ur décident de suivre un cours en food processing (préservation des fruits et légumes), dispensés par le Club des jeunes fermiers. Elles étaient toutes des ménagères, qui s?ennuyaient souvent à la maison. Après ces cours qui ont duré trois mois, elles décident de lancer une entreprise, la Young Farmers North Enterprise. S?il est vrai que quelques-unes d?entre elles ont abandonné la partie, en raison de leurs obligations familiales, elles sont treize, aujourd?hui à mettre la main à la pâte.
Toutes ces femmes ont un seul objectif : faire prospérer leur entreprise. Même si on ne peut pas encore qualifier cette entreprise de success story, elle est néanmoins sur la bonne voie.
Simla Karia, du Club des jeunes fermiers est d?avis que ces femmes sont sur la bonne voie. Elle souligne qu?elles n?ont pas pris trop de temps à apprendre comment préserver fruits et légumes. Elles ont appris à faire des achards de fruits, des chutneys ou encore des fruits cristallisés. En moyenne, les fruits peuvent être conservés pendant une période de deux ans.
<B>Manque de pots</B>
Après leurs cours, les femmes ont timidement lancé leur entreprise. C?est de bouche à oreille qu?elles ont pu vendre leurs produits. Toutefois, un coup d?accélérateur a été donné lors du Salon de l?agriculture, organisé par le ministère en décembre dernier au jardin Botanique de Pamplemousses. Près de 2 000 produits ont été vendus, souligne Mira Devi Joyahir. ?Cela nous a fait du bien et nous étions très contentes lorsque nous avons vu que des touristes appréciaient nos produits?.
Toutefois, tout n?est pas rose. Selon Simla Karia, il y a eu un manque de pots sur le marché. ?C?était un gros handicap pour nous. Nous n?avons pu préserver certains fruits?. Elle précise que les achards et la confiture sont mis en période de rapport des fruits et légumes.
L?autre problème que rencontrent les femmes, c?est l?absence d?un local.
?Jusqu?ici, nous comptons sur la solidarité de nos membres pour travailler. Chaque semaine nous nous réunissons chez un de nos membres, mais nous avons parfois des difficultés pour nos réunions. Nous avons essayé de trouver un local mais le propriétaire nous réclame Rs 7 000 par mois?, souligne Mira Devi. Elle souhaite que les autorités les aident à trouver un emplacement.
Les femmes entrepreneurs ont également un problème concernant l?étiquetage de leurs produits. Une compagnie leur a réclamé Rs 50 000 pour le logo. Une somme difficile à réunir. Tout en remerciant le Trust Fund pour l?intégration des personnes vulnérables qui leur a accordé Rs 12 000, ces dames font face à un manque de fonds. Elles espèrent trouver la solution à leur problème de financement.
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