Publicité
La FIA change la donne
Après six courses cette saison, le principe de qualification sur deux jours est déjà rangé aux oubliettes. Devant l’unanimité affichée par les dix écuries du plateau, consensus suffisamment rare pour être souligné, la Fédération internationale automobile (FIA) s’est résolue à revenir au système d’un tour lancé appliqué la saison dernière. Un changement qui sera effectif dès le Grand Prix d’Europe dont les premiers essais libres démarreront vendredi et dont la Scuderia Ferrari pourrait être la principale bénéficiaire.
Vite, vite, vite. Telle pourrait être la devise de la Formule 1 aussi bien sur la piste que dans la coulisse administrative. Après six courses disputées cette saison, le système de qualification sur deux jours, au cumul de deux tours lancés, n’est déjà plus. Boudé par les pilotes, il est remplacé par le mode de qualification appliqué en 2004 : un tour lancé, lors d’une séance programmée le samedi de 13 heures à 14 heures, dans des conditions de parc fermé, le premier pilote à s’élancer étant le vainqueur de l’épreuve précédente.
Raison avancée par la FIA ? La volonté des spectateurs de la Formule 1 de connaître le poleman dès samedi. “C’est très important de connaître la grille dès samedi, explique Max Mosley avec conviction. Le public est agacé de ne pas connaître quel pilote est en pole position. Si vous suivez un pilote en particulier et que vous apprenez qu’il est en pole, cela peut changer vos plans pour dimanche. D’un autre côté, s’il est en fond de grille vous pouvez faire tout autre chose.” Argument implacable… qui permet surtout aux télévisions de retrouver un audimat en chute libre le samedi.
<B>Ferrari gagnant ?</B>
Les mauvaises langues ajouteront que ce changement, obtenu à l’unanimité des dix écuries, pourrait avoir été anticipé afin de redistribuer la donne actuelle. S’il avait été instauré, selon les rumeurs du paddock, pour mettre fin à l’hégémonie de Ferrari, le système à deux séances a fait plus de mal que prévu aux Rouges. Incapable de résoudre l’énigme Bridgestone, les pneumatiques japonais ayant du mal à monter en température et à être performant en qualification, la formation italienne est largement distancée par McLaren et Renault. Trop ? Reste que le retour à un seul tour lancé réduit l’importance de la place sur la grille au profit de la stratégie. Domaine dans lequel Ferrari fait figure de référence…
“Ce qui est certain, c’est que la nouvelle formule ne va pas nous déranger. Et c’est même probablement mieux pour nous”, concède Jean Todt dans les colonnes de L’Équipe.
Publicité
Publicité
Les plus récents