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Marius Ratolojanahary Secrétaire générale du ministère malgache de l’Agriculture, de l’élevage et de la pêche

25 mai 2005, 00:00

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<B>Quel est l’état de la coopération entre Maurice et Madagascar dans le domaine de l’agriculture ?</B>

Jusqu’à présent, il n’y a pas eu de coopération dans ce domaine entre les deux pays. Ce n’est que l’année dernière, lors de la visite de votre Premier ministre à Madagascar, qu’un accord a été signé entre les deux pays concernant la pomme de terre. Il était prévu qu’on exporte 900 tonnes de la variété Spunta.

<B>À ce jour, il n’y a que 22 tonnes qui ont été exportées ?</B>

Oui, c’est vrai. Nous avons eu des problèmes de semences. Il faut savoir que la variété Spunta ne représente qu’une infime partie de la production malgache. Certes nous produisons des semences localement, mais nous n’avons pas eu en quantité suffisante, et avons dû en importer.

Par ailleurs, il y a eu un problème d’organisation technique.

Mais Madagascar est prête à relever ce défi.

<B>Comment comptez-vous le faire ?</B>

Il faut savoir que nous sommes en train de réorganiser complètement le secteur de l’agriculture. Les paysans sont habitués à produire des pommes de terre pour leur propre consommation. Maintenant, nous leur demandons de produire de la pomme de terre sur une grande échelle. Cela demande de la formation, mais aussi des infrastructures. Nous avons mis en place l’encadrement technique pour former les paysans. Il y a aussi des problèmes d’infrastructures, comme par exemple pour l’empaquetage et le calibrage. Nous comptons investir massivement dans ce domaine.

<B>Est-ce qu’il y a uniquement la pomme de terre comme domaine de coopération entre les deux pays ?</B>

Pas du tout. Il faut savoir que Madagascar possède des zones écologiques très diversifiées qui offrent des conditions de culture et d’élevage pour une grande variété de produits agricoles tropicaux et tempérés. Il y a des possibilités pour les Mauriciens de venir cultiver la carotte, et le haricot par exemple. Nous avons exporté 25 tonnes de carottes récemment, et il me semble qu’il n’y a eu aucun problème. Par ailleurs des possibilités pour faire de l’élevage notamment du zébu est aussi envisageable. Mais pour cela, il faut venir et se jeter à l’eau.

<B> Une campagne de promotion des produits agricoles malgaches est prévue à Maurice du 8 au 12 juin ?</B>

Nous allons présenter aux Mauriciens toute une variété de fruits et de légumes comme le kaki par exemple, un fruit proche du kiwi, ou encore l’oignon, la pastèque, le corossol.

Pourquoi importer d’ailleurs quand Maurice peut importer de la Grande Ile. Je demande aux investisseurs mauriciens de croire en Madagascar. Nous sommes là pour les encadrer.

<I>Propos recueillis par </I> <B>Ashvin RAJARAI</B>

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