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Le rôle des radios privées déterminant pour les prochaines législatives
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Le rôle des radios privées déterminant pour les prochaines législatives
La campagne électorale a commencé le 1er mai. Pour la première fois, les législatives se dérouleront dans un paysage radiophonique libéralisé. Le professeur Raj Mathur, politologue ainsi que Mayila Paroomal, chargé de cours en communication à l?Université de Maurice expliquent les conséquences de ces élections dans ce nouvel environnement libéralisé.
C?est la première fois que les législatives se tiendront dans un paysage radiophonique libéralisé. Ce nouvel élément peut-il avoir une influence sur la campagne électorale et sur le choix des électeurs ?
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Raj Mathur : Les radios privées jouent la carte de la proximité. Elles pourront donner la chance aux partis politiques de venir s?exprimer clairement sur leurs programmes. Ces derniers ne pourront pas venir faire de la propagande. L?interactivité permettra aux auditeurs d?avoir des réponses précises sans ménager le politicien. Ce qui peut influencer l?électorat.
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Mayila Paroomal : Tout dépend de la manière dont la couverture se fera. Ce n?est pas l?outil le responsable, mais l?usage qu?on en fait. Il faut souligner qu?une élection partielle s?est déjà tenue depuis l?avènement des radios libres. Il y a déjà des Codes of conduct ou cadres généraux dans lesquels opèrent que ce soit les radios publiques ou privées. Pour éviter tout abus, manipulation ou simplement influence injustifiée, il faudrait sans doute des recommandations précises, pas seulement pour les Political Broadcast, mais pour les différentes émissions qui seront concernées.
Comment responsabiliser les politiciens et éviter les dérapages verbaux qui sont l?une de leurs principales caractéristiques lorsqu?ils sont à l?antenne ?
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Raj Mathur : Les radios privées ouvrent leur antenne et il suffit qu?un auditeur pose une question à laquelle le politicien n?a pas de réponse ou qu?il montre une hésitation pour que cela ait un impact. Les politiciens doivent se rendre compte que les radios privées ont un rôle capital, peut-être même déterminant qui peut décider des résultats de 2005. L?arsenal légal est là pour parer à d?éventuels dérapages. Mais la vraie punition viendra de l?électorat.
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Mayila Paroomal : Il y a déjà une série de garde-fous : que ce soit dans la Constitution elle-même, que ce soit certaines lois concernant la presse, et aussi des dispositions dans le code criminel, concernant par exemple la diffamation, la sédition ou l?incitation à la haine raciale. Faut-il recourir à la diffusion en léger différé ? Mais cela n?est pas toujours possible pour tout. Si l?on ne peut responsabiliser plus les politiciens, c?est en amont qu?il faudrait agir : les journalistes, surtout ceux de la radio, doivent être formés.
La campagne électorale a démarré. Quelle est la couverture que la MBC télé devrait faire ?
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Raj Mathur : La MBC est tenue de donner une couverture juste, équitable et indépendante que ce soit des meetings de l?opposition ou du gouvernement sortant.
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Mayila Paroomal : La couverture devrait avoir pour objectif d?informer les citoyens. Il y a eu des manipulations grossières de la télé nationale dans le passé. Si la MBC Act guide déjà l?action de la télé, elle commence à dater. Peut-être que l?instance régulatrice, en concertation avec d?autres instances comme l?Electoral Commission, proposeront des normes auxquelles les journalistes et les rédacteurs en chef devront se familiariser. Ce n?est pas toujours les politiciens qui sont demandeurs de faveurs.
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