Publicité

Tourisme et Finances à la rescousse de la croissance

14 mai 2005, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Le Central Statistics Office (CSO) maintient à 5,1 % ses prévisions de croissance pour l?année 2005. C?est ce qui ressort des derniers indicateurs économiques publiés hier par le Bureau central des statistiques. Ainsi, les analystes de l?Etat maintiennent que la croissance du produit intérieur brut (PIB) sera au même niveau que le chiffre qu?ils avaient annoncé en janvier. En 2004, la croissance économique avait été de 4,2 %.

Le CSO part sur l?hypothèse que la croissance sectorielle dans le tourisme, le secteur financier, le transport et la communication et le commerce compensera largement la contre-performance attendue dans la zone franche et l?industrie sucrière. Le CSO s?attend effectivement à une nouvelle contraction ? pour la quatrième année consécutive ? de la zone franche qui devrait être de - 4 % cette année. L?année dernière, ce secteur a enregistré une contraction de 6,8 % alors que le CSO s?attendait, au pire, à une croissance négative de 5 %.

Par ailleurs, l?industrie sucrière devrait enregistrer une croissance marginale de 0,5 % seulement. La production devrait passer de 572 000 tonnes l?année dernière à 575 000 tonnes cette année. Cette faible croissance est due au passage du cyclone Hennie et à la forte pluviosité au début de l?année.

Reprise de l?offshore

L?hôtellerie devrait connaître une expansion de 7,8 %. Quelque 775 000 touristes sont attendus, générant des recettes de Rs 26,3 milliards. L?année dernière 718 000 touristes avaient visité Maurice et le taux de croissance avait été de 2,4 % seulement.

«Les chiffres pour les trois premiers mois de l?année indiquent que nous atteindrons à peine la barre des 775 000 touristes cette année comme annoncé en janvier. Toutefois, à la suite des récentes mesures budgétaires pour faire de Maurice une destination hors taxes, nous maintenons notre estimation du nombre de touristes à 775 000», commente le CSO.

D?autre part, le CSO s?attend également à une embellie au niveau des services financiers qui devrait croître de 8,4 % cette année contre 1,3 % l?année dernière. Selon des spécialistes, il y a les signes d?une forte reprise dans le secteur offshore.

Les analystes de l?Etat s?attendent également à une expansion de 3,8 % dans l?industrie du bâtiment et de la construction surtout en raison de la construction de nouveaux shopping malls dans le cadre de la duty-free island.

Le CSO a estimé une hausse de 8,3 % de l?investissement qui devrait atteindre Rs 41,3 milliards cette année contre Rs 37,9 milliards l?année dernière. Le taux d?investissement devrait croître marginalement par rapport au PIB passant de 21,7 % à 21,8 %. L?année dernière, le taux d?investissement était passé de 22,6 % à 21,7 %.

L?investissement du secteur privé augmentera de 2,3 % seulement en 2005 contre une hausse de 17,2 % en 2004. Par rapport au PIB, l?investissement du privé diminuera pour se situer à 67,7 % contre 69,4 % l?année dernière.

La consommation des ménages et du gouvernement devrait également augmenter par 12,6 %. Le taux d?épargne baisse au contraire passant de 22,8 % à 20,2 %.

L?INFLATION REPART

Le niveau général des prix précise sa trajectoire à la hausse. Le taux d?inflation pour l?année en cours sera de 5 %, contre 4,7 % en 2004. Ce sera le taux le plus élevé depuis 2002, quand l?inflation était à 6,4 %. Le taux sera de 5,5 % pour l?année financière 2004-05. Le coût de la vie ne montre aucun signe de répit. Durant le premier trimestre 2005, le «consumer Price Index» (CPI) a augmenté par 1,8 % (115 points à 117,1 points). Les consommateurs ont été touchés par les hausses des prix des légumes et des fruits frais (3,5 % et 8,7 % respectivement) en raison, principalement, des conditions climatiques adverses,

surtout en mars dernier. Le lait en poudre, dont les prix ont subi une hausse de 7,9 % depuis décembre 2004, a influé sur le budget de l?alimentation des ménages. Mais il n?y pas que les produits alimentaires qui auront pesé lourd dans la balance. Les familles ont dû débourser plus pour les études de leurs enfants, notamment pour les leçons particulières dont les coûts ont augmenté par 10,7 %. D?autres services, tels les honoraires des médecins et les loisirs sont plus chers. L?indice de la sous-catégorie ameublement et produits d?entretien de la maison a lui enregistré une hausse de 2,8 %. Le prix des savonnettes et des détergents est pour beaucoup dans les augmentations de cette catégorie.

Publicité