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Bernard Desvaux le sourire chantant
Un jour miraculuex de soleil Curepipien, Bernard Desvaux, se présente, le sourire éclatant, comme à son habitude. Dans ses mains, une enveloppe contenant les preuves d?une passion musicale.
Il en sort d?abord une petite photo, ancienne, d?un groupe de soldats, derrière le comédien Philippe LeBreton. Sur ce précieux trésor, il a entouré au stylo, le visage d?un jeune homme au visage très sérieux, prêt à l?assault de l?opéra le plsu célèbre et le plus poulaire du monde.
C?était lui, en 1958, dans la troupe de Joseph Leroy, qui présentait cette année-là, l?opéra Carmen. Un petit rôle pour l?époque, mais qsui l?a fait tombé amoureux de la grande musique, des opéras, plus tard des opérettes et des belles chansons françaises. Il récidive en 1988. Une autre photo, en couleur, un peu rafistolée par des bouts de ruban adhésif, aussi marquée d?un cercle atour du visage d?un homme sur le devant de la scène. Il a eu une promotion, passé de simple soldat à Damcaire, l?un des personnages principaux. Aujourd?hui, c?est une nouvelle montée en grade. Il est Zuniga, dans la nouvelle version de Carmen que met en scène Guy Lagesse et qui sera joué à partir de la semaine prochaine
Sa dose de spotlights
Il a signé d?office. Il ne pouvait pas manquer de renouer une nouvelle fois avec cette belle histoire. « Je crois que que c?est le plus vivant et le plus gai des opéras, le plus coloré, avec des chansons fantastiques ». « C?est la musique que j?aime, très espagnol, très visuel. Pas étonnant que les gens aient tant aimé des chanteurs comme Luis Mariano, qu?ils préfèrent les opérettes ». Bernard Desvaux s?en est fait le spécialiste à Maurice.
En 1958 et 1988, il chantait vraiment l?opéra. Cette année en revanche, il aura à faire du playback. « Mais je crois que c?est en bonne idée. Ca couterait une fortune de faire venir des chanteurs ». Cette nouvelle expérience est aussi pleine d?espoir. « Les jeunes s?intéressent à Carmen, ils apprenent à connaître la musique, ils sont emballés, ils adorent ça. Je trouve même que les enfants sont plus enthousiastes que les adultes. L?ambiance est géniale, l?endroit est sympa ».
Bernard Desvaux s?amuse. Heureusement. « On fait moins de choses par plaisir en général, c?est dommage. Ca bloque beaucoup de spectacles. Pour beaucoup c?est un travail, pour moi c?est un plaisir ». Une nécessité même. «Si je ne suis pas engagé quelque part, je me sens un peu drôle ».
Il lui faut sa petite dose de spotlights. Heureusement, dans sa carrière, il a été bien entouré, honnête, apprécié. « J?ai eu la chance d?avoir eu beaucoup d?amis, dont Jean Claude Antoinette, mon directeur musical, encore aujourd?hui. Et je remercie aussi le public, qui ne m?a jamais fait de mauvaises critiques ».
La musique et le monde du spectacle a toujours fait partie de sa vie. Sa mère était une « Bathfield, une famille connue pour ses chanteurs ». Héritage oblige, Bernard Desvaux est un chanteur. « A 12 ou 13 ans, je chantais dans la chorale de l?Eglise Sainte Thérèse, à Curepipe », dit-il avec un petit rire, sachant l?église en question juste derrière lui.
Le metteur en scène Joseph Leroy, l?engagera un peu plus tard, entre 1958 et 1961 pour les créations de grands opéras. Samson et Dalila, Faust, Aïda et Carmen.Ensuite, avec sa joie de vivre naturelle, il se spécialise dans les opérettes, joue et met en scène. En 1984, Aventure à Monte Carlo, en 1990, Viva Mexico, en 1992, La Route Fleurie, en 1995, Quatre jours à Paris, en 1997, Fiesta Tzigane. C?est là que l?ex-banquier avoue, « je n?étais pas vraiment porté sur la comptabilité».
Aujourd?hui à la retraite, il explose, « au moins, je fais que ce que j?aime ». On le retrouve partout, télé, théâtre, chant. Et même lorsqu?il n?est pas sur la scène, il n?est jamais bien loin.
Dans ses grands yeux bleus, encore plein d?étoiles, des projets qui lui tiennent à c?ur. Aujourd?hui, il est à l?affiche d?une grosse production, Carmen.Demain, il va bientôt remonter son groupe, les Caravelles. On était un peu comme les Compagnons de la chanson.
Gaëtan Essoo vient aussi de lui confier un rôle dans sa dernière production. Il est souvent contacté pour aller chanter dans les hôtels, lors de soirées chansons françaises.
Et ce n?est sûrement pas fini. « J?avais tiré un CD, le jour de mes 65 ans. J?espère être Maurice Chevalier et tenir comme lui jusqu?à 80 ans ».
LE SPECTACLE
La Fondation Arts et Culture présente sa dernière création, une adaptation de l?opéra Carmen, de Bizet, par le metteur en scène Guy Lagesse. Le spectacle, d?une durée d?une heure trente, sera joué en play-back dans le magnifique décor du Café du Vieux Conseil, à Port Louis. La scène se situera au beau milieu du restaurant. Jean Pierre d?Argent a été chargé d?aménager une scène dans cet espace magnifique, où le spectateur pourra se croire dans l?histoire.
Un théâtre en quatre dimensions qui accueillera près d?une cinquantaine de comédiens, dirigés par Guy Lagesse et six danseurs, dirigés par la chorégraphe Eva Dalais.
Parmi les personnages principaux, Carmen sera interprétée par Ingrid Blackburn, Don José par Fabien de Robillard, Zuniga par Bernard Devaux, Escamillo par Patrick Fanchette
Carmen sera joué du 16 mai au 1er juin tous les jours sauf les dimanches, au Café du Vieux Conseil à Port Louis, par la troupe de la Fondation Arts et Culture. Les billets sont disponibles chez Otayo, à Rs 275 et Rs 150 pour les adhérents Otayo. Tél 466 99 99.
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