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Nouvel obstacle pour la deuxième phase du Caudan

12 mai 2005, 00:00

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Le promoteur de la phase deux du projet d?expansion du Caudan Waterfront n?en revient pas. Son projet qui a été soumis aux autorités depuis six ans rencontre maintenant une autre embûche : la circulation routière. Le ministère des Infrastructures publiques a récemment informé le promoteur, Caudan Development Ltd, qu?il lui faut entreprendre une étude d?impact sur le trafic routier pour que son projet soit considéré.

Caudan Development a soumis depuis 1999 un projet de développement comprenant un nouvel immeuble de bureau et d?espaces commerciaux et un parking de 400 places. Le projet avait été évalué à Rs 400 millions. Jusqu?ici, il a été retardé car les autorités considéraient qu?il était situé dans l?alignement d?un éventuel métro léger.

Mais il y a environ deux mois, les autorités ont arrêté un tracé pour l?éventuel métro léger. Les promoteurs de la deuxième phase de développement du Caudan ont été informés que leur projet n?était plus dans l?alignement. Mais voilà qu?une nouvelle objection se présente. Il faudra d?abord réaliser une étude d?impact sur le trafic routier, notamment autour du rond-point du Caudan.

René Leclézio, directeur de Caudan Development Ltd, s?insurge contre cette nouvelle demande. ?Cela fait six ans que nous avons soumis notre projet et jusqu?à présent personne ne nous avait parlé de la nécessité d?une étude d?impact sur la circulation routière. En six ans, on aurait eu le temps de le faire.?

Un haut cadre du ministère des Infrastructures publiques explique que si ce n?est que maintenant qu?une étude d?impact sur la circulation routière est demandée pour la deuxième phase de développement du Caudan, c?est parce qu?il fallait, avant tout, déterminer si ce projet n?était pas dans l?alignement du métro léger. ?Le projet présentait deux difficultés : il était dans l?alignement du métro léger et il peut avoir un impact négatif sur la circulation routière. C?est quand le premier obstacle a été levé qu?on pouvait demander au promoteur de faire une étude d?impact. Cela n?aurait servi à rien s?il était dans le tracé du métro léger?, dit-il.

René Leclézio rétorque que le Master Plan pour le développement du Caudan a été approuvé dans son intégralité depuis 1993. ?Pourquoi donc faut-il maintenant demander une étude d?impact sur la circulation routière ?? Il fait ressortir, qu?entre-temps, il y a eu deux projets de parking pour 600 places au total, qui ont été réalisés dans les environs du Caudan. ?Est-ce que, dans ces deux cas, les promoteurs ont effectué une étude d?impact sur la circulation routière ?? s?interroge René Leclézio.

Les autorités concernées avouent que dans le cas d?un des projets de parking au Caudan, une enquête a été ouverte pour vérifier auprès de la municipalité de Port-Louis si un permis en bonne et due forme avait été délivré. Au ministère des Infrastructures publiques, il n?existe en tout cas aucune trace d?une approbation du projet. ?C?est la municipalité qui délivre les permis mais, en général, elle nous contacte officiellement pour donner un avis. Nous ne voyons aucune demande pour une recommandation de notre part?, explique le haut cadre du ministère des Infrastructures publiques.

S?agissant d?un autre projet de parking dans la région du Caudan, le haut cadre explique que le permis avait été délivré il y a longtemps, c?est-à-dire avant que ne soit rendue nécessaire l?obtention d?un ?trafic impact assessment certificate?. Ce certificat a été créé il y a cinq ans.

?Un des cas où ce certificat était au centre des débats concerne le supermarché Super U de Belle-Rose?, rappelle le haut cadre du ministère des Infrastructures publiques.

Entre-temps, René Leclézio craint, lui, qu?à la suite des développements d?espaces de parking additionnels dans la région depuis 1999, il ne souffre d?un désavantage au niveau de la circulation routière au Caudan.

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