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George Bush salue le ?sacrifice immense? des soldats US

9 mai 2005, 00:00

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lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Avant de se rendre en Russie pour les cérémonies du 60e anniversaire de la capitulation de l?Allemagne nazie, George Bush a salué aux Pays-Bas ?le sacrifice immense? des soldats américains engagés et morts pour la démocratie en Europe, soulignant que leur action avait permis à la paix de triompher.

Le président américain, accompagné de la reine Beatrix, du Premier ministre Jan Peter Balkenende et de centaines d?anciens combattants, s?est recueilli au cimetière militaire de Margraten, où sont enterrés quelque 8 000 soldats américains tombés au combat.

Au son du clairon, Bush et la reine Beatrix ont déposé des gerbes de fleurs au pied d?un monument aux morts recouvert des drapeaux américain et néerlandais, avant que les hymnes des deux pays soient joués et que sept avions de chasse survolent le cimetière.

?Nous commémorons une grande victoire pour la liberté. Et les milliers de croix de marbre blanc et d?étoiles de David rappellent le sacrifice immense que nous avons payé pour cette victoire?, a déclaré Bush.

Bush-Poutine : lectures divergentes de l?histoire

Après la Lettonie visitée samedi et les Pays-Bas, le patron de la Maison blanche a gagné hier la Russie, où il a assistera lundi aux cérémonies marquant le 60e anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale en Europe. Il se rendra ensuite en Géorgie, pays qui est sorti de la sphère d?influence de Moscou fin 2003 à la faveur d?un soulèvement populaire.

Samedi, Bush et Poutine se sont opposés à distance en livrant chacun son interprétation de l?histoire et des événements de mai 1945. Si, pour le président américain, la fin de la guerre a correspondu au début de ?l?occupation et de l?oppression? soviétiques, son homologue russe a souligné que l?Armée rouge avait libéré ?onze pays? en plus de la Russie.

Les deux hommes se sont retrouvés hier et Bush devrait, comme il l?avait fait en février dans un climat moins tendu, exhorter Moscou à s?engager plus franchement sur la voie de la démocratie tout en encourageant ses voisins, dont la Biélorussie d?Alexandre Loukachenko, à en faire de même.

Bush a rappelé hier que les Etats-Unis et l?Europe devaient consolider l?alliance née de la guerre de 1939-45 pour exporter la démocratie au Moyen-Orient au cours du XXIe siècle.

?Américains et Européens continuent de travailler ensemble et d?apporter la liberté et l?espoir en des lieux où (ces valeurs) ont été longtemps bafouées. En Afghanistan, en Irak, au Liban et à travers le grand Moyen-Orient?, a-t-il affirmé.

?Bataille pour la paix?

?La liberté est un espoir permanent pour toute l?humanité. Et cet espoir deviendra réalité grâce aux sacrifices d?une nouvelle génération d?hommes et de femmes, aussi altruistes et dévoués à la liberté que ceux que nous honorons aujourd?hui.?

Jan Peter Balkenende, dont le gouvernement de centre-droit a soutenu l?intervention américaine en Irak et envoyé 1 350 soldats dans le pays pour aider à sa reconstruction, s?est fait l?écho du message de Bush.

?L?intensité de notre gratitude est trop forte pour l?exprimer avec des mots. Ils nous ont offert le plus précieux des cadeaux, la liberté. Aujourd?hui, je les salue?, a-t-il déclaré en hommage aux soldats britanniques, canadiens, polonais et américains qui délivrèrent les Pays-Bas du joug de l?Allemagne nazie.

?Nous devons rester en alerte car nous sommes encore confrontés aux ennemis de la paix qui essaient d?ébranler notre ordre légal. Le message des terroristes est porteur de violence et de peur. Notre message est celui du dialogue et de la paix. Le terrorisme ne l?emportera pas?, a-t-il ajouté.

?Nous menons cette bataille ensemble. La bataille pour la paix nous rassemble tous.?

Bush et des dizaines d?autres dirigeants internationaux sont aujourd?hui à Moscou, où les cérémonies officielles de la fin de la Seconde Guerre mondiale ont lieu le 9 mai ? et non le 8 ? date de l?acte de capitulation allemand auprès de la Russie.

La visite du président américain aux Pays-Bas a été marquée samedi par des manifestations de plusieurs centaines de Néerlandais hostiles à la guerre d?Irak.

De plus, six activistes antinucléaires ont été interpellés hier par la police néerlandaise alors qu?ils tentaient d?entrer dans l?hôtel où réside George Bush. Ils portaient des badges ?inspecteurs citoyens? et s?inspirant des contrôles menés par les experts de l?Agence internationale de l?énergie atomique.

?Nous savons que Bush transporte une valise nucléaire et qu?il peut appuyer à n?importer quel moment sur le bouton rouge pour déclencher le feu nucléaire. Nous trouvons que cela est extrêmement choquant?, a déclaré un porte-parole du groupe, Leo de Groot.

Caren BOHAN et Paul CALLAGHER

MANIFS PRO-NAZIS

La police sur le pied de guerre à Berlin

■ La police allemande s?est déployée en force hier à Berlin pour éviter de possibles affrontements entre nostalgiques du IIIe Reich et manifestants antifascistes à l?occasion du soixantième anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale.

Protégés par un cordon de police anti-émeutes, quelque 650 partisans d?extrême-droite (photo) se sont rassemblés en fin de matinée sur une place de l?ex-Berlin-Est.

Le défilé, organisé à l?appel du Parti national démocrate (NPD, extrême droite), devait s?ébranler à 14 heures (12 heures GMT) pour dénoncer ?soixante ans de mensonges sur la pseudo-libération de l?Allemagne? et réclamer la fin du ?culte de la culpabilité?. La police, qui a mobilisé quelque 6 000 agents, attend jusqu?à 3 500 manifestants et deux fois plus de contre-manifestants.

Les antifascistes défileront eux sous le mot d?ordre ?Spassibo? (NdlR, merci en russe), hommage à la lutte de l?Armée rouge contre le régime nazi.

Samedi soir, malgré la pluie et le froid, des milliers de personnes munies de bougies ou de lampes de poche ont formé une chaîne humaine longue de 33 kilomètres, s?étirant de Spandau, faubourg ouest de la capitale allemande, jusqu?au quartier de Mahlsdorf, à l?Est, en passant par la célèbre porte de Brandebourg, symbole de la réunification du pays.

?Nous voulons barrer la route à ces incorrigibles personnes qui aujourd?hui encore nient ce qui s?est passé sous le régime nazi?, a déclaré le maire de Berlin, Klaus Wowereit, au coup d?envoi des deux jours du ?festival de la démocratie? à la porte de Brandebourg.

?Le 8 mai 1945 a été une journée de libération de la dictature nazie pour Berlin, pour l?Allemagne et pour l?Europe?, a-t-il ajouté. ?Cette date a durablement marqué l?histoire - plus jamais de terreur, de guerre et de génocide. Nous devons rester vigilants.?

Devant les deux chambres du parlement réunies, le président Horst Köhler devait pour sa part prononcer un discours en hommage aux victimes du nazisme. Cette intervention sera également diffusée sur des écrans géants installés porte de Brandebourg.

Erik KIRSCHBAUM

HISTOIRE

La guerre de l?Union soviétique

■ Voici quelques épisodes marquants de l?engagement soviétique dans la Seconde Guerre mondiale sous la dictature de Joseph Staline :

? Staline reste neutre pendant les deux premières années du conflit en vertu d?un pacte conclu avec Adolf Hitler. Certains historiens considèrent qu?il a signé le pacte germano-soviétique pour se donner le temps de réarmer, d?autres qu?il a été leurré et ne croyait pas à une attaque allemande.

? Staline fait savoir aux états-majors (ordre n° 27) qu?aucun commandant ne pourra battre en retraite sans en recevoir l?ordre directement. Des unités spéciales sont créées pour abattre les soldats prenant la fuite.

? L?Armée rouge fait basculer la situation à la bataille de Stalingrad (août 1942-février 1943), où elle bloque la progression des forces nazies sur la Volga et encercle près de 300 000 soldats allemands.

? Les troupes soviétiques traversent l?Europe orientale et finissent par prendre Berlin en mai 1945. Les pertes subies par l?Urss au cours de la guerre atteignent 26,6 millions de personnes, soit la moitié environ du total des morts enregistrés dans le conflit mondial.

? Staline proclame treize ?villes héroïques? pour témoigner des sacrifices consentis par la population soviétique. L?une d?elles, Leningrad, aura été assiégée pendant près de 900 jours. D?après la plupart des estimations, cette ville, qui a retrouvé aujourd?hui le nom de Saint-Pétersbourg, a perdu approximativement 1,1 million d?habitants.

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