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Séville out, enter Adeenaden et Macaque cet après-midi

2 mai 2005, 00:00

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Pas de bol pour notre compatriote Stéphano Séville, éliminé aux points à Casablanca, vendredi, en quarts de finale des Championnats d?Afrique de boxe. C?était son premier match dans la compétition et il tenait le bon bout dans cette joute des moins de 60 kilos, avant de laisser filer bêtement la victoire face au Guinéen Bahmadou Samba.

?Séville s?est laissé impressionner et a baissé prise dans les deux derniers rounds, alors qu?il menait lors des deux premiers rounds?, raconte l?entraîneur national Jean-Claude Nagloo, joint au téléphone, hier.

Pour sa part, Godavarisingh Rajcoomar, vice-président de l?Association mauricienne de boxe amateur et chef de la délégation, laisse entendre que le boxeur mauricien n?a pas bénéficié d?un arbitrage au-dessus de tout soupçon. ?Je ne suis pas là pour critiquer l?arbitrage, mais pour moi Séville n?a pas perdu?, affirme Rajcoomar, lui-même juge-arbitre international.

Par ailleurs, les deux autres pugilistes mauriciens engagés dans les championnats africains entrent en scène cet après-midi. Christopher Adeenaden et Michael Macaque tenteront de se hisser en demi-finales des catégories -48 et +91 kilos respectivement.

Sur papier, Adeenaden semble le mieux favorisé par le tirage au sort, car il boxera contre un représentant du Lesotho. Michael Macaque a, lui, tiré un Tunisien.

Toutefois, Jean-Claude Nagloo se montre prudent quant à ces deux combats. ?En boxe tout peut arriver. Il n?est pas question de sous-estimer le boxeur du Lesotho car il est peut être un très bon boxeur. Adeenaden a le moral au beau fixe et il est prêt pour le combat.

En ce qui concerne Macaque, le coach estime que le boxeur sait qu?il doit battre les meilleurs s?il veut être champion. ?Alors tirer un adversaire coriace en quarts ou en finale, c?est pareil, il faut gagner. Il sait ce qu?il a à faire?, explique-t-il.

<B>?Forts dans la tête?</B>

Le tout, selon le technicien, sera d?avoir une approche différente que celle de Séville vendredi. ?J?ai expliqué aux boxeurs que boxer à Maurice, en Inde et en Afrique est différent, car l?environnement et l?ambiance changent. Il faut surtout être forts dans la tête et en ce moment j?axe la préparation d?Adeenaden et de Macaque sur le mental?, confie Nagloo.

A noter que les noms des adversaires de nos compatriotes pour les combats du jour n?étaient pas disponibles à hier soir.

Quant à la compétition, elle a réuni 97 boxeurs de 19 pays. Deux gros pays manquent le rendez-vous : l?Egypte et les Seychelles. Ces pays ont fait les frais de leur absence aux Championnats de leurs zones respectives.

Vu le nombre de participants, le camp mauricien ne s?explique pas l?échelonnement des Championnats d?Afrique sur 11 jours. ?Normalement trois à quatre jours suffisent pour boucler un tournoi avec 90 boxeurs. 11 jours c?est beaucoup et cela coûte automatiquement beaucoup pour l?hébergement, etc. Et puis il y a le risque de perdre le rythme?, explique Jean-Claude Nagloo.

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