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Chers mais savoureux?
La Northern Hydroponic Cooperative Society, une société, qui a été créée il y a un an, a décidé de monter au créneau. Cette coopérative qui regroupe 22 cultivateurs hydroponiques du Nord, estime qu?elle n?a pas le soutien des autorités et que si cette situation perdure, les Mauriciens n?auront pas la possibilité de consommer des produits de qualité.
Le président de la coopérative, Jayray Ramsurrun, qui avait à ses côtés, le secrétaire, Ramphul Ramchurn, et les membres : Kariaduth Seechurn, Neal Ramsarrun, Guillaume Adrien, Shalini Seegoolam et Maria Jeerakhan, a réclamé une rencontre avec le ministre de l?Agriculture pour faire état de leurs doléances.
Ces planteurs, qui disent cultiver une superficie d?environ 15 000 mètres carrés dans différents villages du Nord, ont investi la somme de Rs 22 millions pour mettre sur pied leur serre de culture hydroponique. Ils cultivent, entre autres, des tomates, des concombres anglais et des poivrons.
Il y a deux ans, ils ont bénéficié de facilités pour l?acquisition d? équipements de l?Union européenne dans le cadre du Northern Plains Irrigation Project, première et deuxième phases. Ils ont pu rendre visite à des agriculteurs réunionnais pour se familiariser avec la culture hydroponique. C?est à l?issue de ce cours de formation, qu?ils ont décidé de se regrouper en une société coopérative.
Mais au fil des mois, ils constatent qu?ils éprouvent des difficultés à écouler leurs produits. Les consommateurs estiment que les prix sont hors de portée de leur bourse.
Réduire les coûts
Tout en reconnaissant que leurs prix sont chers pour la grande majorité des Mauriciens, ces planteurs estiment que s?ils obtiennent certaines facilités, ils pourraient réduire le coût de production, offrant ainsi leurs légumes à des prix concurrentiels.
Jayraj Ramsurrun demande que les autorités mettent d?abord un local à leur disposition pour qu?ils puissent se réunir et utiliser ce lieu comme entrepôt. Il demande également que des points de vente soient mis à leur disposition en différents endroits dans le pays. Il lance un appel au gouvernement pour que leur société coopérative puisse importer des pesticides et autres herbicides, ce qui pourrait aider à réduire le coût de production.
Il est d?avis que ce sont les intermédiaires qui font augmenter les prix. A titre d?exemple, les planteurs pourraient offrir des tomates entre Rs 50 et Rs 60 le kilo s?ils vendaient directement aux consommateurs.
Le secrétaire, Ramphul Ramchurn, estime qu?ils doivent obtenir des facilités pour l?électricité et l?eau pour l?irrigation. ?Nous sommes des planteurs mais nous ne bénéficions pas des mêmes facilités que certains autres cultivateurs?, dit-il. Il cite les emprunts dont bénéficient actuellement les petits planteurs après le passage du cyclone Hennie. ?Nous ne sommes pas sur cette liste, malgré le fait que nous ayons investi de grosses sommes, allant jusqu?à Rs 1 million.?
Shalini Seegoolam souligne que ses amis et elle n?ont pas suffisamment de conseils de la part de l?Agricultural Research Extension Unit (AREU). ?S?il est vrai que nous avons été invités à suivre un stage, il nous reste cependant un long chemin à parcourir pour améliorer notre savoir- faire?, soutient-elle. Elle aurait souhaité que des experts viennent leur donner des conseils sur la climatisation, car la culture hydroponique en dépend beaucoup.
Guillaume André est d?avis que les légumes hydroponiques sont de bonne qualité , et si le gouvernement veut que les Mauriciens restent en bonne santé, il aurait intérêt à les encourager à en consommer.
Maria Jeerakhan a fait état de l?intention du gouvernement de mettre sur pied un village hydroponique. Elle estime que le gouvernement devrait auparavant venir en aide aux cultivateurs de cette technique culturale.
La balle est dans le camp du gouvernement s?il veut que les produits hydroponiques soient à la portée des Mauriciens, explique-t-elle.
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