Publicité
« Il y a une différence entre travailler à son rythme et glander »
Par
Partager cet article
« Il y a une différence entre travailler à son rythme et glander »
Comment expliquer qu?il y a des gens qui passent leur temps à glander au travail ?
Selon la théorie de l?auto efficacité, les croyances d?un individu à l?égard de ses capacités à accomplir avec succès une tâche, déterminent son mode de pensée, son niveau de motivation et son comportement. Consciemment ou in-consciemment on cherche à éviter les situations et les activités qu?on perçoit comme menaçantes, mais on s?engage à exécuter celles qu?on se sent aptes à accomplir. Le besoin de glander peut aussi être expliqué par un faible sentiment de compétence (un manque d?auto efficacité) dans un domaine particulier. La personne s?implique peu pour parvenir aux buts définis. Si des difficultés surviennent, elle a tendance à ne voir que ses faiblesses et les conséquences négatives de ses actes, plutôt que de se concentrer sur la marche à suivre pour réussir. Face aux obstacles, elle se décourage, fait moins d?efforts et abandonne rapidement.
La paresse et la procrastination existent pourtant. S?agit-il là de choses innées ou est-ce qu?elles s?acquièrent au fur et à mesure ?
La paresse est décrite comme une inhibition de passer à l?action ou une absence de motivation. Et la procrastination est définie comme une tendance exagérée à repousser ce que l?on a à faire. Ce sont des comportements liés à une faible estime de soi (exemple : je préfère ne pas faire pas cela par crainte d?échouer) et on ne naît pas avec de tels doutes personnels, cela s?acquiert. Puis, dans tous les cas, les mauvaises habitudes s?installent, s?aggravent et s?auto-entretiennent, renforçant la mauvaise image que la personne a d?elle-même. C?est aussi vrai que tout être humain a besoin de se sentir à l?aise, et non pas menacé pour pouvoir fonctionner. Mais paradoxalement, quand on est trop sûr que tout ira comme prévu, quand on a une routine trop établie et qu?il n?y a pas de variétés ou suffisamment d?incertitudes pour nous garder sur nos orteils, quand on est trop à l?aise et trop ancré dans notre confort, l?ennui s?installe et on a tendance à perdre l?inner drive et ne pas se sentir productif.
Où se situe la limite ? Comment ne pas confondre entre les gens qui glandent et ceux qui ont juste besoin de faire beaucoup de pauses pour se concentrer ?
Il y a une différence fondamentale entre travailler à son propre rythme et glander. Si une personne a continuellement besoin de sortir fumer, d?aller aux toilettes, de faire des appels personnels sous prétexte de se requinquer, on voit déjà apparaître un comportement problématique. Toutefois, une petite pause de quelques minutes çà et là ne peut pas nuire si le rendement de la personne n?est pas affecté.
Comment doit-on réagir face aux glandeurs puisqu?ils sont souvent rusés et donnent l?impression d?être des bosseurs ?
Un moyen très efficace pour gérer ce que fait tout le monde, c?est de travailler dans un espace ouvert où il est difficile, voire même pratiquement impossible de masquer ce que l?on fait. Fixer des objectifs spécifiques pour l?organisation et pour chaque employé et mesurer continuellement son progrès est un autre moyen de réduire le phénomène de paresse au travail. Avoir un système de positive et de negative reinforcement pour les employés augmente les bons comportements et diminue les mauvais. Et surtout il ne faut pas oublier que la dimension relationnelle avec son supérieur hiérarchique joue un rôle déterminant dans notre performance au travail, car ce dernier détient une clé importante qui peut remotiver l?employé et le rendre heureux au travail.
Publicité
Publicité
Les plus récents