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Un Français accusé d?avoir escroqué un coiffeur
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Un Français accusé d?avoir escroqué un coiffeur
Il croyait faire une bonne affaire en achetant un salon de coiffure? Mais ce coiffeur de Rose-Hill, âgé d?une trentaine d?années a vite réalisé qu?il s?était tout simplement fait tondre. Il a en effet conclu un accord avec un ressortissant français pour l?achat d?un salon de coiffure ? accessoires compris ? à Rose-Hill et lui a même payé la somme de Rs 215 000. Mais lorsque son interlocuteur lui laisse entendre que la vente est annulée et refuse de lui rendre son argent, il porte plainte et le Français, provisoirement accusé d?escroquerie, est arrêté.
Le Rose-Hillien allègue dans sa plainte, qu?il avait été approché par le ressortissant français, qui souhaitait vendre son commerce, situé dans un centre commercial de la ville, car il comptait quitter Maurice bientôt. Quelques jours après une visite au salon de coiffure, pour un état des lieux, dit-il, le marché est conclu, et cela en présence de ses plus proches collaborateurs. Montant de la transaction : Rs 275 000.
La victime présumée allègue qu?il a dans un premier temps réglé la somme de Rs 215 000 en chèques et en argent comptant. Ce n?est qu?après quelques semaines, affirme le coiffeur, lorsqu?il serait allé finaliser la transaction et remettre les Rs 60 000 restantes, qu?il aurait appris, de la bouche du Français, que la transaction avait été annulée.
Récidive
Et, dit le Rose-Hillien, les choses auraient tourné au vinaigre lorsqu?il aurait réclamé des explications. Il aurait exigé que son argent lui soit rendu mais en pure perte, allègue-t-il. Hors de lui, il a alors consigné une déposition aux Casernes centrales.
L?enquête menée par des limiers de la Central Criminal Investigation Division a permis d?établir un prima facie case. A la lumière des documents en la possession des enquêteurs, il aurait été établi qu?il y avait bel et bien eu transaction pour reprendre le business du Français. Ce dernier a été arrêté et traduit en cour de Rose-Hill. Il a été libéré sous caution après avoir fourni une caution de Rs 50 000 et signé une reconnaissance de dette de Rs 200 000.
Il a nié toutefois les allégations portées contre lui, affirmant que la transaction n?était pas valable, car rien n?avait été conclu de manière formelle.
Mais selon certaines indications, ce Français n?en serait pas à son premier coup. A Rodrigues, il aurait conclu un accord d?une montant de Rs 300 000 avec un membre de l?Assemblée régionale, lui promettant de lui fournir des équipements en vue d?ouvrir un salon de coiffure. Plusieurs mois se sont écoulés et le client attend toujours...
Une objection to departure a été déposée contre le ressortissant français en attendant que son procès soit pris sur le fond.
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