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Suspense et drame humain
<B>“My brother... Nikhil” : la réalité du sida</B>
Après Page 3 de Madhur Bhandarkar, Black de Sanjay Leela Bhansali, voici venir un film audacieux. My Brother...Nikhil se veut une étude des conséquences du sida sur les liens sociaux et familiaux : rejet, ostracisme, solitude. Le réalisateur Onirban se veut audacieux également dans la forme : ses personnages s’adressent directement à la caméra.
Nikhil (Sanjay Suri), jeune homme brillant, voit sa vie brisée par la maladie du sida. Le spectateur apprend à le connaître à travers les témoignages de son père Navin Kapoor (Victor Bannerjee), sa mère Anita (Lillete Dubey), son ami Nigel (Purab Kohli) et sa soeur Anu (Juhi Chawla). Ce film s’inspire d’une histoire vraie : celle de Nikhil Kapoor, ancien champion de natation de Goa en Inde. En février 1989, le jeune homme est arrêté et emmené de force dans un hôpital pour y subir un examen. Il est encadré par des policiers armés. Il sera placé en isolement. Son délit : être atteint du sida.
C’est le point de départ de My Brother...Nikhil. Onirban, le réalisateur, se souvient : “C’était une période difficile. Le sida venait d’apparaître en Inde. Les gens ne connaissaient pas grand-chose sur cette maladie et son mode de transmission. Mon film traite de la vie de cet homme, racontée par ses proches, le jour de l’anniversaire de sa mort.”
Le réalisateur a trouvé un soutien précieux à travers Sanjay Suri, l’acteur principal et un des producteurs. Grâce à lui, le scénario écrit par Onirban n’a pas été modifié comme le souhaitaient les financiers potentiels du film. Le tournage a eu lieu entre août 2004 à Goa. L’équipe a dû s’arrêter un mois pour permettre à Sanjay Suri de perdre du poids. Elle a pu ensuite reprendre le tournage de la dernière partie du film dans laquelle Nikhil montre les symptômes physiques du sida.
<B>“Kaal” dans l’oeil du tigre</B>
Il y a un an, Karan Johar faisait une promesse à ses fans : il réalisera un vrai thriller. Une promesse singulière pour un réalisateur profilique, ayant connu le succès avec Kuch Kuch Hota Hai, Kabhi Khushi Kabhie Gham et Kal Ho Naa Ho. Karan Johar tient aujourd’hui sa promesse avec Kaal, le thriller écologique qu’il coproduit avec Shahrukh Khan. A la réalisation, Soham Shah, un de ses fidèles lieutenant, qui fait ses premiers pas derrière la caméra.
L’International Wildlife Welfare confie à l’écologiste Krish Thapar (John Abraham) et sa femme Riya (Esha Deol), la mission de découvrir le mal mystérieux qui décime les tigres, au Jim Corbett Park en Inde, depuis deux mois. Dev (Vivek Oberoi) a prévu une randonnée dans la nature avec sa petite amie et des copains. Le destin amènera ce groupe de jeunes à s’aventurer dans la plus grande jungle de l’Inde. Commence alors pour les écologistes et les jeunes, une nuit de danger et de mort. Les personnes connaissant les raisons des morts mystérieuses sont décédées. Seul Kali Pratap Singh (Ajay Devgan) relève le défi de les aider à survivre aux dangers de la jungle.
L’on dit que la formule d’un succès au cinéma reste un mystère. Un cliché qui ne s’applique pas au tandem de producteurs de Kaal. Réunir Karan Johar et Shahrukh Khan sur un même film est un gage de réussite. En voici les preuves. Les deux vedettes ont partagé quelques dans Dilwale Dulhania Le Jayenge d’Aditya Chopra. Ce film est devenu un blockbuster. Ces trois films ont cartonné au box-office. Shahrukh Khan a également participé à la première de Koffee with Karan, le talk-show de Karan Johar. Comme il fallait s’y attendre, ce talk-show est devenu populaire.
Kaal représente le film de transition pour Karan Johar qui assume la fonction de producteur. Jusqu’à présent, il avait habitué les cinéphiles au divertissement familial. Le réalisateur s’essaie, pour la première fois, à un véritable thriller. Point de numéros de danse et de chant flamboyants. Karan Johar s’aventure sur le terrain du thriller, dominé jusqu’ici par Ram Gopal Varma. Avec Kaal, le producteur souhaite explorer les facettes les plus sombres de la nature humaine.
Si Shahrukh Khan ne joue pas dans le film, il y fera une apparition, dans le générique de début, sur un numéro de danse avec Malaika Arora. Soham Shah ne cache pas sa satisfaction : “Je ne pouvais demander mieux que de débuter comme réalisateur dans une production de Karan Johar et Shahrukh Khan. C’est un des plus belles expériences dont un réalisateur peut rêver.”
C’est en assistant Ram Gopal Varma sur Bhoot que Soham Shaha a commencé à travailler sur le script de Kaal. Le réalisateur se retrouve avec un casting impressionnant : Ajay Devgan, John Abraham, Vivek Oberoi, Esha Deol et Lara Dutta, sans oublier le featuring spécial de Shahrukh Khan et Malaika Arora. Les scènes avec les tigres ont été tournées à Bangkok sous la supervision de Randy Miller qui avait entraîné les félins dans Gladiator de Ridley Scott. A signaler que Kaal est projeté en version sous-titrée en anglais.
“Cellular” : péril au bout du fil</B>
Que feriez-vous si vous receviez un jour, un appel désespéré, d’une inconnue vous suppliant de l’aider ? Raccrocher ou aller à son secours ?
Jessica (Kim Basinger), une femme kidnappée et séquestrée, passe un appel téléphonique au hasard et tombe sur Ryan (Chris Evans), un jeune homme à qui elle demande de l’aide. Ce dernier va se lancer dans une incroyable course contre la montre pour la sauver.
Kim Basinger et Chris Evans ont dû faire face à une difficulté particulière : jouer la plus grande partie du temps en parlant au téléphone. Les deux acteurs ont volontairement évité de se rencontrer avant la fin du tournage afin de conserver un certain degré d’anonymat entre eux. Le réalisateur David R. Ellis explique : “Kim et Chris ont joué pratiquement tout le temps sans que l’autre soit là..”
Kim Basinger a voulu créer un environnement de travail similaire à celui dans lequel évolue son personnage. Elle a ainsi demandé au réalisateur de ne garder sur le plateau qu’un très petit nombre de personnes.
Cellular se déroule à un rythme effréné car les personnages se trouvent dans une situation d’urgence. Le thriller paraît en perpétuel mouvement. Le producteur Dean Devlin raconte : “Cette impression de mouvement est moins due à l’action qu’au suspense proprement dit. Le film fonctionne comme un thriller déguisé en film d’action.”
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