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Di Luca vers le hat-trick ?
L?an dernier, lorsque David Rebellin avait été le premier coureur à remporter l?Amstel Gold, la Flèche Wallonne et Liège-Bastogne-Liège dans la même semaine, on avait trouvé cela exceptionnel. Un an après, Di Luca est sur le point de rééditer l?exploit.
Déjà vainqueur de l?Amstel Gold et de la Flèche Wallonne, le leader de l?équipe Liquigas est le favori indiscutable pour réussir un hat-trick aujourd?hui à Liège. Cependant, l?Italien de 29 ans, qui est le seul coureur à avoir gagné trois courses du Pro Tour mais également le Tour du Pays Basque, s?attend à une journée plus difficile aujourd?hui. « Gagner la Flèche a été plus difficile que de remporter l?Amstel Gold. Ce sera encore plus difficile car en plus je serai attendu. Mais je vais tout faire pour gagner, bien entendu », a déclaré Di Luca.
La course Liège-Bastogne-Liège, longue de 260 kilomètres, qui a lieu pour la 91e fois, est plus difficile que les deux précédentes courses de la semaine, et Di Luca pourrait bien payer le prix de ses efforts des deux précédentes courses.
Et Rebellin, bien sûr, sera à l?affût du moindre signal de faiblesse. Quatrième en Hollande, et troisième à Huy, le coureur de la Gerolsteiner aimerait au moins récupérer sa couronne à Liège. « Liège-Bastogne-Liège est ma course favorite. J?étais un peu court à chaque fois sur les deux premières, mais j?espère être mieux aujourd?hui », a t-il dit.
Hinault appelle à la révolte
La nette domination de Di Luca dérange. Ainsi, l?ancien champion français Bernard Hinault appelle à la révolte dans le peloton au vu du scénario répétitif des classiques ardennaises avant le dernier acte, Liège-Bastogne-Liège, que l?Italien Danilo Di Luca abordera aujourd?hui en position de grand favori. « Di Luca est le plus fort actuellement, on l?a vu à l?Amstel Gold Race comme à la Flèche Wallonne. Ses adversaires le savent. Pourquoi attendent-ils la dernière montée ? », s?interroge Hinault après avoir assisté à la démonstration du coureur italien dans le mur de Huy.
Les autres prétendants à la victoire sont restés passifs jusqu?à la montée d?arrivée. Pis, leurs coéquipiers ont aidé ceux de Di Luca à mettre en échec l?échappée de l?Allemand Jens Voigt pour provoquer un regroupement général à moins de deux kilomètres de l?arrivée. « Aucun des favoris n?a osé attaquer avant le mur », remarquait le Belge Rik Verbrugghe, l?un des rares, avec le Kazakh Andrey Kaschechkin, qui ait essayé d?anticiper avant le final. « C?était un peu comme à l?Amstel Gold Race. Chacun a attendu que l?autre prenne l?initiative. En essayant de garder le plus de force pour la dernière montée. »
« Face à Di Luca et Rebellin, il ne faut pas rester dans les roues », insiste Hinault, désormais quinquagénaire et vrai champion de l?offensive à son époque (sa victoire sous la neige dans Liège-Bastogne-Liège en 1980 est restée dans l?histoire). « À partir de là, il faut attaquer de plus loin, il n?y a pas d?autre solution. »
Le parcours de la « Doyenne », sensiblement plus long que celui de la Flèche Wallonne, plus rigoureux aussi, laisse des espaces pour ce type de stratégie.
« Ce sera une course différente », prévoit d?ailleurs l?Italien Damiano Cunego, très près des meilleurs mercredi mais encore un ton en retrait.
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