Publicité

La culture boxe?

24 avril 2005, 00:00

Par

Partager cet article

Facebook X WhatsApp

lexpress.mu | Toute l'actualité de l'île Maurice en temps réel.

Après un gala de haute tension, le 26 mars dernier, une rencontre amicale entre kick-boxeurs mauriciens et les Français du Boxing athlétique service des sports (BASS) de Drancy était la bienvenue. Cet échange a permis aux nôtres de remplir leur carnet d?adresses et surtout de découvrir une autre facette de la boxe en France : « La culture boxe ».

Le projet « culture boxe » a été mis sur pied par la mairie de Drancy et l?instructeur du club de Drancy, Lyes Bitout, avec pour but d?ériger la boxe en science. « Nous attachons un avenir à la boxe qui permet également le développement humain », explique Lyes Bitout.

Ce projet vise à faire découvrir aux jeunes de cette cité défavorisée d?autres horizons. Ce qui explique leur visite à Maurice. « Nous espérons que leur passage à Maurice leur a ouvert les yeux et qu?ils saisiront la chance qu?ils ont. En France, bien que nous soyons en banlieue, nous avons plus d?équipements et une salle plus adaptée », dit le Français en comparaison avec le gymnase mal-entretenu du collège Hassen Raffa à Terre-Rouge.

Alors que ses confrères se consacrent à la formation des grands champions de boxe, Lyes Bitout a choisi une tout autre direction. « Lyes essaie de donner une dimension spirituelle à la boxe américaine », assure l?un de ses élèves, Hadj Khelil.

Pour lui, son métier d?instructeur, c?est plus un travail social. « Nous leur apprenons à avoir le goût de l?effort, le respect de l?autre et à canaliser leur agressivité », explique-t-il.

Bien que le circuit professionnel soit très attrayant, Lyes Bitout se cantonne aux compétitions amateurs. « Nous disputons les interclubs mais nous ne voulons pas franchir le pas. Le circuit professionnel est une jungle. On boxe avec la haine. Moi j?ai choisi d?utiliser la boxe pour aider les jeunes à effacer cette haine », lance Lyes Bitout.

Mais attention ! Ne pas boxer en pro ne veut pas dire qu?on ne s?applique pas. « Nous avons simplement d?autres ambitions dont l?entretien physique et le social où nous essayons de développer les relations humaines », ajoute Hadj Khelil.

Pour le responsable du club du Nord, Mahen Jhurry, c?est aussi ce qu?il essaie de faire : « Nous regroupons les jeunes pour éviter qu?ils sombrent dans les vices sociaux mais outre cela, nous essaierons de former une élite », dit-il.

Cet échange entre le club de Drancy et les Mauriciens a duré deux semaines au Club du Nord et au Club de Rose-Hill. Cette initiative revient au responsable du club du Nord, Mahen Jhurry.

Publicité