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Le temps de l?anarchie
Feu vert à la campagne, feu vert aussi à la sauvagerie. Des affiches portant des propos frisant la diffamation ont été placardées un peu partout dans l?île, en particulier dans la capitale. «Mo fer enn lapel à nou bann partisan pour arete avec bann lafis illegal», déclarait vendredi le Premier ministre à Centre de Flacq. Trop tard, le mal est fait.
La plupart de ces affiches contiennent des allégations liées à l?enquête sur le scandale MCB-NPF. Certaines contiennent des insinuations à peine voilées contre le Premier ministre et le vice-Premier ministre, d?autres contre le leader de l?opposition et l?ancien secrétaire général du Parti travailliste.
Ce qui révolte le plus, c?est que ceux qui tirent les ficelles sont sans doute des législateurs, qui savent pertinemment bien que placarder des affiches ne portant pas le nom de l?imprimeur constitue un délit punissable.
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