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Parole à Sedley Assonne, écrivain
Que pensez-vous de la fête organisée à l?occasion de la Journée mondiale du livre et du droit d?auteur?
C?est une bonne chose. Que les gens du livre se rencontrent. Ce qui m?embête juste c?est que les auteurs ne peuvent pas venir et vendre leurs livres. Enfin, j?espère que les gens qui viendront vont se demander quelle est la place de l?écrivain dans la société, notre société. Les gens qui viendront vont aller chercher des auteurs étrangers, des livres de cuisine ou des manuels scolaires. Mais les auteurs mauriciens, ils vont y regarder à deux fois.
Vous viendrez à la Journée du livre en tant qu?auteur ou en tant que lecteur?
Les deux. Je suis aussi un grand lecteur. Je peux dévorer jusqu?à deux livres par jour. Je serai aussi présent en tant qu?auteur, avec les Plumitifs Associés. Nous proposerons un récital de poésie.
Présentez-nous votre dernier roman, Zan Balak.
C?est un polar (?oid). Une vision de notre société, qui met en scène un personnage, Zan Balak. J?ai pris pour modèle le Nestor Burma de Léo Malet. Zan Balak est un personnage qui reviendra.
Etes-vous nombreux à écrire en créole aujourd?hui ?
Maintenant, il y a beaucoup d'auteurs qui écrivent en créole. C'est grâce au travail de LPT, à son travail d'éditeur. Maintenant, il y a un lectorat. J'encourage les gens à lire les livres en créole. J'encourage aussi à respecter la grafi larmoni.
Comment fonctionnez-vous pour écrire. Avez-vous une méthode ?
J?écris tout le temps. Mais je n?ai pas de manies, de tics. Dès que j?ai une idée, je l?écris. Même si ce n?est qu?une ligne. Un titre. Par exemple, le Vicomte de Roche Bois, c?est une idée de roman que j?ai eu lorsque je travaillais à l?express, Linley Reynal et Bruno Laurant m?appelaient comme ça. Et j?observe beaucoup, j?écoute. Je suis toujours à la recherche du truc.
Ce 23 avril, c?est aussi la Journée du droit d?auteur. Comment les écrivains sont-ils protégés?
Ici, il n?y a pas vraiment de cadre pour les droits d?auteurs, pour les écrivains. Il était question que la MASA s?en occupe. Pour l?instant, on s?occupe bien des musiciens, pas des écrivains.
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