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Pour l?amour des lettres
C?est peut-être l?histoire d?une bande de jeunes la plus impressionnante de l?année. Ils sont étudiants en médecine, en informatique ou en e-business. Outre leur folle jeunesse, ils en commun, l?écriture. Mus par une passion commune pour les lettres, ils se sont regroupés au sein d?un club des lettres baptisé Silver Soul Literary Club. Ils seront parmi les exposants au Port-Louis Waterfront aujourd?hui, car ils ont eu l?audace de s?auto-produire, pour publier quatre ouvrages. Rencontre.
Elle peut être exaltante la vie, si on sait la colorier et la réinventer. A l?Université de Maurice, la cinquantaine de membres du Silver Soul Literary Club, a trouvé le moyen de laisser libre cours à leurs élans créatifs. Pas question de stagner parce que la poignée d?éditeurs locaux est frileuse à l?idée de publier des jeunes, qui plus est, des anonymes.
Shameem Bauccha, un jeune homme décidé et déterminé, en dépit de ses vingt-quatre ans, a pris la louable initiative de créer, le 18 novembre 2003, le premier club des lettres de l?Université de Maurice. Depuis, le bouche à oreille a fait le reste. Désormais, ils sont une bonne cinquantaine à laisser aller leurs plumes. Stepping Stones, le premier recueil de leurs écrits, voit le jour en décembre 2003. Suivront, Whisper of love, Shades & Shadows et Dear Shakespeare The One & Only duplicate, en réponse à la chronique satirique de Bhisma Seebaluck, dans l?hebdomadaire News on Sunday.
S?attelant à la correction, à la présentation et à la mise en page de chacun de leurs collections, ces jeunes gens ont aujourd?hui toutes les raisons de croire en leur passion. «Les gens sont d?avis que les jeunes sont bons seulement à s?éclater en boîte. Nous pensons que les jeunes sont bourrés de talent, mais qu?il leur manque seulement une plateforme d?expression, » explique Zaynah Budulla. «Beaucoup pensent que les écrivains sont fous, qu?ils sont des rêveurs ou des idéalistes, mais les écrivains sont peut-être les seuls à regarder le monde droit dans les yeux, » ajoute Amit Parmessur, le seul étudiant en lettres de la sympathique bande.
Faisant preuve d?une cruelle lucidité sur la condition du monde et sur leur responsabilité en tant que jeunes, les membres du Silver Soul Literary Club n?ont pas froid aux yeux. « Nous sommes la preuve que l?on peut être publié sans sponsor et sans éditeur, » A leur façon, ils attestent de la vitalité de l?écriture mauricienne.
Yannish Lowtoo, étudiant au Collège de laConfiance, qui a su profiter de l?ouverture du club sur les institutions secondaires, explique. «Pour moi, l?écriture est une passion. J?écris depuis que j?ai cinq ans. C?est un outil de communication qui peut toucher des millions de personnes. » Ahmad .
Le Silver Soul Literary Club ne se contente pas de rassembler les écrits de ses membres, il organise régulièrement des concours d?écriture, des expositions et ne manque pas, dans leur générosité, de lancer de nouveaux talents.
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